11 novembre 2020

La 7ème compagnie au clair de lune sur TMC : un mauvais souvenir pour Gérard Jugnot

Après les cartons de Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? et On a retrouvé la 7ème compagnie (quasiment 8 millions d'entrées cumulées), un troisième et dernier volet sort en 1977 intitulé La 7ème compagnie au clair de lune. L'action est déplacée en 1942 au sein de la Résistance. Chaudard est de retour dans sa quincaillerie alors que Pitivier et Tassin, ses anciens compagnons, annoncent leur visite au grand désespoir de Mme Chaudard : elle et son frère cachent dans la cave le chef du réseau local de la Résistance, le commandant Gilles, qui organise une livraison d'armes qui vient de Londres.

Pierre Tornade, Erik Colin et Robert Dalban quittent le casting. Pour compenser leur départ, Gérard Hérold, André Pousse, Jean Carmet, Gérard Jugnot rejoignent la distribution. Ce dernier, dans le rôle du beau-frère de Chaudard, a multiplié jusqu'alors les apparitions au cinéma (Les Valseuses, Monsieur Klein, Le Locataire...) mais arpente surtout les planches avec la troupe du Splendid. Sur le plateau de La 7ème compagnie au clair de lune, il fait les frais du caractère exigeant du réalisateur, Robert Lamoureux, qualifié par ses collaborateurs de « tyrannique », « soupe au lait » ou encore « difficile ».

Il n'est pas le premier puisque Jean Lefebvre et Aldo Maccione notamment ont subi l'intransigeance du cinéaste sur les précédents opus. Bon vivant et farceur, Maccione a même claqué la porte entre les deux premiers films, fatigué du sérieux et de l'autorité du réalisateur qui ne cessait de le rappeler à l'ordre. Jugnot, alors jeune et manquant d'assurance, n'échappe pas à la fermeté de Lamoureux. Il se souvient : « Plus Robert me hurle dessus, moins j'assure ma voix. On fait 40 prises, je suis liquide. Henri Guybet me rassure en me disant qu'avant moi, c'était lui qui morflait et que Jean Carmet avait eu droit la semaine précédente à 45 prises » (extrait de Ça tourne mal ! L'histoire tumultueuse et méconnue du cinéma français de Philippe Lombard).

Pour Gérard Jugnot, cette expérience marque la fin des petits rôles dans sa carrière : l'année suivante sort Les Bronzés, son premier grand rôle dans un succès populaire.

Speed sur CStar : un film culte... Auquel personne ne croyait !

Le scénariste Graham Yost a l'idée du pitch de Speed grâce à Runaway Train (1986) emmené par Jon Voight, Rebecca De Mornay et Eric Roberts. Il s'agit d'un film de prison et d'action où un train lancé à sa vitesse maximale ne peut plus s'arrêter. Ce long métrage est à l'origine écrit par Akira Kurosawa, d'après un article relatant une histoire vraie. Graham Yost rédige un scénario centré sur ce modèle, avec un bus ne pouvant ralentir sous peine d'exploser, et le soumet à la Paramount.

Moyennement convaincu, le studio le propose toutefois à John McTiernan, qui refuse de l'adapter car il le trouve trop proche de ses précédentes réalisations (comme Piège de cristal). Il décide alors de donner le script à un directeur de la photographie qu'il connaît bien, Jan de Bont, qui se montre intéressé. De son côté, la Paramount se désengage du projet parce qu'elle pense que le public n'a pas envie de voir un film se déroulant intégralement dans un bus...

Jan de Bont et Graham Yost toquent alors à la porte de la Fox qui accepte de financer le long métrage, mais à condition que des scènes à l'extérieur du véhicule soient ajoutées. Ils écrivent donc les séquences de l'ascenseur au début (permettant par la même occasion de développer la psychologie du méchant incarné par Dennis Hopper) et du métro à la fin. Ces changements plaisent à la Fox, qui donne son feu vert pour commencer le tournage.

Toutefois, quelques jours avant le début des prises, un certain Joss Whedon (futur réalisateur d'Avengers) est engagé pour réécrire la quasi totalité des dialogues et faire d'autres modifications (notamment rendre le personnage de Keanu Reeves plus sérieux). Il n'est d'ailleurs pas prévu que le héros de Speed soit joué par l'acteur, puisque Stephen Baldwin, Tom Cruise, Tom Hanks, Wesley Snipes, Woody Harrelson, Bruce Willis et Jeff Bridges sont d'abord envisagés.

A sa sortie, Speed totalise pas loin de 283 millions de dollars de recettes à l'international pour un budget estimé à 30 millions. Il s'agit du plus gros succès du réalisateur Jan de Bont après Twister et ses 476 millions. Une suite voit donc le jour en 1997. Intitulée Speed 2 : Cap sur le danger (avec Jason Patric en remplacement de Keanu Reeves) et se situant sur un bateau, elle récolte "seulement" 150 millions de dollars alors qu'elle en coûte 110.

Kate Middleton console un enfant qui a perdu son père soldat en Afghanistan

Les têtes couronnées rendent hommage aux forces militaires. Ce mardi 10 novembre et en cette semaine du Souvenir, comme le relate le tabloïd britannique The Daily Mail, Kate Middleton s'est entretenue en visioconférence depuis le palais de Kensington avec des femmes et hommes militaires en service à l'étranger mais aussi avec des familles de membres des forces armées qui ont perdu la vie au nom de la Grande-Bretagne. Véritable maman poule pour ses trois enfants, la duchesse de Cambridge a aussi eu une pensée émue pour un petit garçon prénommé Charlton Taylor, âgé de 11 ans, dont le père soldat est mort en Afghanistan en 2010. Au moment des faits, il n'avait que 11 mois. Touchée en plein cœur, la femme du prince William l'a réconforté.

L'enfant, vêtu d'une veste de costume bleue et arborant une cravate, portait alors les trois médailles décernées à son papa. De quoi pousser Kate Middleton à lui demander davantage de précisions au sujet de ces décorations. "Ce sont les médailles de ton père ? Wow", a-t-elle déclaré avec tendresse. Charlton Taylor lui a alors expliqué que l'une lui avait été remise pour son service, la deuxième pour sa tournée en Afghanistan et la troisième pour son travail en Irak. "C'est très spécial que tu les portes", a poursuivi la principale concernée. La future Reine d'Angleterre a ensuite encouragé le petit garçon de lui parler de son père. Ce à quoi Charlton Taylor a répondu avec honnêteté, admettant ne pas se souvenir assez du défunt. "Je pense que maman en parlera mieux. À toi de jouer, maman", a enchaîné l'enfant sous le regard attendri de la duchesse.

Si Kate Middleton est un atout de taille pour la Couronne, elle qui prend ses fonctions royales au sérieux à l'image de son bien-aimé, deuxième en ligne dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, elle est aussi un cœur tendre de la monarchie. Une sensibilité qu'elle ne peut parfois pas dissimuler lors de ses engagements publics. Au mois de janvier 2020, à l'occasion du 75ème anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz, Kate Middleton est apparue les yeux humides au côté du prince William. Un événement pour lequel elle avait aussi mis à profit ses talents de photographe.

En privé, elle fait part d'une aussi grande émotion dans les moments difficiles. Lorsque le prince Harry était de retour au Royaume-Uni pour assurer ses dernières missions avant l'entrée en vigueur du Megxit, il avait pu échanger quelques mots avec sa belle-sœur, au bord des larmes puisqu'elle "savait que c'était probablement la dernière fois qu'elle avait l'occasion de partager ses sentiments." Kate Middleton aurait eu l'impression de "perdre un frère" (pour rappel : elle n'a jamais caché sa complicité avec le duc de Sussex avant qu'il n'épouse Meghan Markle) et aurait versé plusieurs larmes à en croire une source proche du clan Windsor-Mountbatten.

Claude Barzotti : le chanteur de 67 ans annonce mettre un terme à sa carrière

Il aurait fêté ses 40 ans de carrière l'année prochaine... À 67 ans, Claude Barzotti ne souhaite plus chanter. Lors d'un entretien accordé au site belge DHnet, le chanteur italo-belge a révélé en effet qu'il mettait un terme à sa carrière, notamment à cause de la crise sanitaire et la fermeture des salles de spectacles. "J'y pense depuis le mois de mars déjà, depuis l'apparition de ce virus", a expliqué Claude Barzotti. Si l'artiste craint que les choses ne s'arrangent pas d'aussitôt, c'est aussi ses problèmes de santé qui l'ont mené à cette décision. Il a ainsi révélé : "Je suis tout le temps en train de faire des allers-retours entre chez moi et l'hôpital. Ça m'épuise énormément. J'ai des problèmes au foie, au pancréas, à l'estomac (...) Sans parler de mes ennuis récurrents avec l'alcool qui ne sont pas totalement réglés."

Au printemps dernier, Claude Barzotti, c'est pour France Dimanche que le chanteur avait accepté de se confier sur son long combat contre l'alcoolisme : "Ce problème de santé est très difficile à guérir. Peut-être plus difficile que certains cancers, car il n'existe aucun remède pour s'en sortir définitivement." Alors qu'il avait été opéré du cœur et qu'on lui avait posé un pacemaker, l'interprète du Rital assure prendre vingt médicaments par jour pour se soigner. Alors qu'il passe plus de temps à l'hôpital que sur scène, il a ainsi déclaré à DHnet : "Je n'en ai plus la force, et comme je vous l'ai dit, je n'ai plus envie de chanter." Une nouvelle qui attristera ses fans, mais qui bouleverse également son entourage. "Ils me demandent tous de revenir dessus, mais je l'ai prise et je ne changerai pas d'avis. (...) Ça fait 40 ans que je chante, je pense que j'en ai assez fait. C'était une carrière honorable, une belle carrière, ponctuée de beaucoup de numéro 1 et de gros succès populaires", a conclu le chanteur.

 Au cours de sa carrière, le chanteur a sorti pas moins de dix-sept albums. Si son premier album, intitulé Madame s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires l'année de sa sortie, c'est la chanson Le Rital qui lui vaut son plus grand succès. Grâce à sa voix rauque et ses succès populaires, Claude Barzotti a participé aux saisons 3, 4 et 5 de la tournée Âge tendre et Têtes de bois de 2008 à 2011. Après avoir participé à la croisière Âge Tendre en novembre 2017, il est monté sur scène pour la dernière fois lors de la tournée Âge tendre, la tournée des idoles, de janvier à avril 2020.

Joe Biden : cet improbable job d'été qu'il a eu à l'âge de 19 ans

De la piscine municipale de Wilmington à la Maison Blanche il n'y a qu'un pas. Élu 46ème président des États-Unis, Joe Biden peut se vanter d'avoir de nombreux bâtiments qui portent son nom, hommage généralement réservé à des personnalités disparues, ou celles qui ont beaucoup œuvré pour une ville. Ce qui semble avoir été le cas pour le mari de Jill Biden, qui en 2017 a vu deux lieux emblématiques de Wilmington dans le Delaware être renommés à son nom. Parmi ces lieux, la gare, hautement symbolique puisque lorsqu'il était sénateur, de 1973 à 2009, il a toujours refusé de s'installer à Washington et rentrait tous les soirs chez lui en train. Et parmi les bâtiments renommés Joe Biden en son honneur, on compte également la piscine de la ville.

Un choix qui à première vue peut paraître étonnant, mais dont la raison est en réalité amusante. Si c'est dans cette piscine que Joe Biden a rencontré un grand nombre de ses amis, et là aussi qu'il a été confronté pour la première fois à la communauté africaine-américaine de sa ville rapporte Axel Monnier, c'est surtout là que le 46ème président élu a exercé un emploi de maître-nageur à l'âge de 19 ans, durant un été. Un détail à la fois surprenant et amusant, qui montre par ailleurs l'attachement particulier de Joe Biden à cette ville où il a pratiquement toujours vécu, et qu'il va quitter durant quatre ans pour s'installer à la Maison Blanche.

 Un bel hommage toutefois à Joe Biden, qui s'il n'a pas été officiellement reconnu vainqueur de l'élection par Donald Trump, qui peine toujours à reconnaître sa défaite, a reçu les félicitations de nombreux chef d'États étrangers comme Emmanuel Macron. En effet, le président de la République a chaleureusement félicité le mari de Jill Biden ainsi que sa colistière Kamala Harris après l'annonce de son élection. Un geste imité par Angela Merkel, mais aussi Micheál Martin, le Premier ministre irlandais.

Camilla Parker Bowles : son choix de masque très voyant pour sa dernière sortie publique

Ce mercredi 11 novembre marque le 102ème anniversaire du Remembrance Day ou Armistice en français de 1918. Pour l'occasion, la duchesse de Cornouailles et son mari le prince Charles se sont rendus à l'Abbaye de Westminster pour assister à une cérémonie commémorant l'enterrement du soldat inconnu. Très apprêtée, Camilla Parker Bowles était vêtue d'un ensemble entièrement noir. Elle n'a cependant pas oublié de porter une broche sur laquelle se trouve un coquelicot rouge, fleur qui symbolise le souvenir au Royaume-Uni, afin de rendre hommage aux soldats morts au combat. Un détail que l'on a pu retrouver sur un autre de ses accessoires et qui n'est pas passé inaperçu... son masque. En effet, l'épouse du prince de Galles portait un masque sur fond noir et rempli de fleurs rouges. Un accessoire que les internautes ont salué dans les commentaires : "J'adore le masque que porte son Altesse Royale" ou "Bien joué madame. Le masque de coquelicot est la touche parfaite à votre tenue élégante, mais digne" et qui a également été approuvé par Rebecca English, l'éditrice du journal Daily Mail, "J'adore le masque en hommage à la légion royale britannique de Camilla. #LestWeForget".

Crise sanitaire oblige, le port du masque est obligatoire. Qui a dit que porter un masque voulait dire ne pas être classe ? Ce n'est pas le cas de Camilla Parker Bowles qui n'hésite pas à prouver à chacune de ses sorties que le port du masque peut être un accessoire qui complète une tenue. En juillet, la duchesse s'était rendue à la National Gallery vêtue d'une robe bleue marine à laquelle elle avait assorti son masque à motifs. En octobre dernier, elle était de passage au Pepper Pot Centre à Londres et avait fait une apparition remarquée puisqu'elle portait un masque à motifs léopard. Des masques à motifs qui surprennent parfois mais s'assortissent très bien avec les tenues qu'elle choisit.

Sinéad O'Connor au plus mal : elle intègre une cure de désintoxication

Elle a choisi de se faire aider... Mardi 10 novembre 2020, Sinead O'Connor s'est emparée de son compte Twitter afin d'annoncer à ses fans qu'elle avait fait le choix de reporter sa tournée. En effet, la chanteuse irlandaise a décidé de participer à un programme d'un an sur le thème 'traumatisme et dépendance.' Elle a ainsi expliqué : "J'ai vécu six années très traumatisantes et cette année a été la fin de cela, mais maintenant la guérison commence. Cette année, j'ai perdu une personne que j'aime et cela m'a tellement affecté que je suis devenue brièvement accro à une drogue autre que l'herbe." Enfin, la star de 53 ans a ajouté : "J'ai grandi avec beaucoup de traumatismes et d'abus. Je suis ensuite allé directement dans le monde de la musique. Et jamais vraiment appris comment faire pour avoir une vie normale. Jamais pris le temps de guérir. Je n'étais pas prête."

Afin de rassurer ses fans, Sinead O'Connor a révélé à ses fans qu'elle ne leur cacherait rien de son parcours : "Si je prends ce temps pour guérir, je serai en forme pour toute une vie de tournées. Si je ne le fais pas, je ne le ferai pas. Si vous saviez les six années que j'ai passées, vous sauriez de quoi je parle. Et j'expliquerai très clairement cela en 2022." Enfin, la chanteuse a révélé qu'elle sortirait bientôt un nouvel album et que ses mémoires étaient prévues pour juin 2021 : "Le traitement commence la semaine prochaine, donc je posterai encore des choses ici d'ici là. Surtout à propos de ce con total de Donald Trump. Et comment il est trop stupide pour ne pas être intelligent. Ils peuvent tout aussi bien avoir Poutine ouvertement en charge de l'Amérique puisqu'il la dirige depuis quatre ans de toute façon."

Le mois dernier, Sinead O'Connor avait lancé un appel déchirant sur son compte Twitter affirmant qu'elle mourait de faim et que l'agoraphobie l'empêchait d'aller s'acheter de la nourriture dans un magasin. En février dernier, la chanteuse avait ensuite partagé un post Facebook troublant dans lequel elle disait, en larmes, qu'elle était réduite à vivre dans un motel du New Jersey et que pendant deux ans, sa vie ne tournait qu'autour du fait de ne pas mourir. Espérons que la chanteuse reviendra plus forte que jamais et pourra mener à bien ses futurs projets ! 

Britney Spears effrayée par son père : elle refuse de monter sur scène tant qu'il gère sa carrière

Samuel Ingham, l'avocat de Britney Spears a fait parvenir une lettre au juge de Los Angeles en charge de l'affaire de Britney Spears le 10 novembre, dans laquelle il a fait des révélations inquiétantes. En effet, selon ses dires, il semblerait que la chanteuse mette sa carrière en pause pour l'instant. "Elle ne remontera pas sur scène tant qu'il sera en charge de sa carrière", explique-t-il. Il affirme ensuite que sa cliente lui a avoué "être effrayée par son père". Pour rappel, son père Jamie Spears a obtenu sa tutelle en 2007 et est donc en charge de toutes les décisions la concernant, y compris sa vie personnelle. Malgré cette lettre, la juge Brenda Penny n'a pas souhaité surprendre la tutelle mise en place mais a cependant accepté d'entendre à nouveau les arguments en faveur d'une suspension ou d'une révocation prochainement. Une décision à laquelle l'avocat de Jamie Spears a répondu, "Je ne crois pas qu'il y ait une seule preuve en faveur d'une suspension de mon client". Cette bataille judiciaire n'est pas de tout repos mais Britney Spears peut compter sur le soutien de ses fans qui ont crée le hashtag #FreeBritney depuis quelques mois afin de réclamer le retour à la liberté de la chanteuse. Elle a également été soutenue par de nombreuses célébrités dont Miley Cyrus, Paris Hilton ou encore Rose McGowan.

Tout a commencé en 2007 lorsque la chanteuse, alors en instance de divorce avec Kevin Federline, avait fait une dépression sous les feux des projecteurs. Ses fans se rappellent d'ailleurs du jour où elle s'est rasée le crâne devant des paparazzis choqués. Suite à cette dépression, la justice l'avait placée sous la tutelle de son père. En 2008, dans le documentaire For the record, la star internationale expliquait : "Quand je dis aux gens comment je me sens, ils m'écoutent mais ne veulent pas m'entendre". Alors qu'elle semblait avoir réussi à remonter la pente, elle a été internée dans un hôpital psychiatrique de Las Vegas pour "détresse émotionnelle" en 2019. La chanteuse avait d'ailleurs publié un message sur Instagram dans lequel elle expliquait "prendre du temps pour elle". Visiblement mieux, à bientôt 39 ans, Britney Spears souhaite pouvoir vivre sa vie comme elle le souhaite. Sa demande sera-t-elle approuvée d'ici quelques mois ? 

Moi, moche et méchant : bientôt un quatrième film ?

Avec plus de 3,7 milliards de dollars de recettes dans le monde totalisés depuis maintenant plus d'une décennie, la saga Moi, moche et méchant, qui comprend trois films ainsi qu'un spin-off consacré aux incorrigibles Minions, est la franchise animée la plus lucrative de l'histoire. Avec cette pluie de billets verts, forcément, se pose la question d'une quatrième aventure de Gru sur grand écran. Les studios Illumination planchent-ils donc sur un Moi, moche et méchant 4 ?

La réponse est oui ! En septembre 2017, peu de temps après la sortie de Moi, moche et méchant 3, l'Américain Christopher Meledandri, le big boss des studios Illumination, déclarait en effet dans un entretien accordé au site Bloomberg qu'un quatrième opus était en développement. Avec une promesse : "Nous avons une histoire fantastique. Nous ne somme pas encore à bout de souffle."

Depuis, pas de nouvelles de ce Moi, moche et méchant 4 mais des nouvelles... des Minions, dont la seconde aventure, initialement prévue pour l'été 2020, sera finalement dévoilée en juillet prochain en raison de l'épidémie de COVID-19. Son titre : Minions 2 : il était une fois Gru. Un Gru qu'on découvrira ici adolescent et qui n'est donc jamais vraiment très loin. De quoi patienter en attendant un quatrième passage sur grand écran en bonne et due forme de ce (pas si) vilain personnage...

Armistice du 11 novembre : il faut revoir La vie et rien d'autre, le chef-d'oeuvre de Bertrand Tavernier

En ce jour férié de commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918, vous êtes peut-être intéressé par l'idée de prolonger cette journée du souvenir par le visionnage d'un film autour du sujet. Des oeuvres ayant pour sujet ou toile de fond la Première guerre mondiale, ce n'est pas ce qui manque : Les Sentiers de la gloire, Capitaine Conan, Gallipoli... De grands films, assurément.

Mais on privilégira cette fois-ci un autre chef-d'oeuvre : La Vie et rien d'autre, de Bertrand Tavernier, sorti l'année où la France célébrait avec faste le Bicentenaire de la Révolution française. Une oeuvre à bien des égards bouleversante, qui obtiendra 9 nominations aux Césars, et couronna l'acteur fétiche du cinéaste, l'immense Philippe Noiret, du second César du meilleur acteur de sa carrière, 14 ans après celui obtenu pour Le vieux fusil.

"Le point de départ du film, ca été je crois la lecture d’une préface d’un livre de Didier Daeninckx, dans lequel il évoquait le nombre de disparus après la guerre de 14-18" se souvient Bertrand Tavernier, dans une interview donnée en 2001 sur le film. "Chiffres que j’ai été vérifier dans le Quid. Quelque chose dans les 350.000 disparus et oubliés recensés dans l’immédiat après-guerre. J’étais effaré. Je me suis demandé "qu’est ce que c’était qu’un disparu, est-ce que ca se retrouve ?". A partir de là, l'idée est d'élaborer une histoire sur des gens qui cherchent des disparus. Une autre question me titillait aussi : comment est-ce qu’on avait trouvé le soldat inconnu qu’on avait mis sous l’Arc de Triomphe ?"

Le cinéaste s'est alors tourné vers Jean Cosmos pour co-écrire le scénario. Cet auteur connu pour être le parolier d'Yves Montand, des Frères Jacques, mais également, écrivain de pièces de théâtre et scénariste pour la télévision, est rejeté par le cinéma. "J'ai choisi Cosmos [...] après avoir vu certains de ses téléfilms", se souvient le cinéaste. Je trouvais que la situation historique était exposée avec une grande force (...) Je m'étais dit comment le cinéma peut-il se priver de quelqu'un avec une si grande imagination" poursuit Tavernier.

A l'époque en France, personne n'a encore écrit sur le sujet que doit aborder La Vie et rien d'autre. "On est parti sur un terrain vierge" se souvient Tavernier, "avec un certain nombre de détails que Jean est allé trouver auprès du service des sépultures militaires, du service de la Croix rouge, comment on identifiait les restes de disparus, etc...". C'est comme ça que petit à petit, Tavernier en est arrivé à imaginer avec Jean Cosmos le personnage du commandant Dellaplane, admirablement joué par Noiret, qui a pour mission -quasi impossible- d'identifier et retrouver les disparus de la guerre, afin que les familles puissent faire le deuil.

En somme, "Mettre un nom sur une figure, mettre une figure sur un nom" comme il le dit lui-même. En procédant de la sorte, il va "préserver une mémoire que l'on souhaite pourtant anéantir" explique le cinéaste; "car tout le monde veut oublier ces 4 années d'horreur. Le mot d'ordre pour les responsables politiques et les militaires, c'est l'amnésie. Tout le drame de cette gigantesque boucherie, c'est cette tentative de la dissimuler derrière un symbole, celui du soldat inconnu". Le personnage joué par Noiret a d'ailleurs une phrase terrible et explicite là-dessus : "les Officiels, ca les rassure, l'histoire du soldat inconnu. Ils ont fait tuer 1,5 millions d'hommes, et on ne va plus penser qu'à un seul".

Malgré l'intérêt d'un sujet qui n'a encore jamais été traité au cinéma et aussi fort, les financiers et les diffuseurs refusent de s'y investir. Seul René Cleitman, producteur de films pour la société Hachette, s'emballe pour le scénario ("C'était admirable, je ne pouvais plus m'en détacher"), mais il n'arrive cependant pas à boucler le budget. Bertrand Tavernier doit se battre comme pour un premier film. Même les chaînes de télévision font grise mine : ils ne voient pas en ce film un bon programme de prime time. "Ils croyaient tous que je faisais un film sur la mort" dira Tavernier, "alors qu'en fait, tous les personnages réapprennent à vivre !"

Les techniciens sont payés au tarif syndical, la production (Little Bear) renonce en grande majorité aux droits et pourcentages, et Philippe Noiret met son cachet en participation. Il faut dire aussi que le sujet du film trouve un écho particulier en lui : son père a fait la guerre de 14-18, et, survivant, a fini au grade de lieutenant. Ce sont d'ailleurs les décorations de son père qu'il porte dans le film; c'est dire l'affect que le comédien met dans son rôle. Le film se tourne en huit semaines entre novembre et décembre 1988, dans le froid et le mauvais temps de la Lorraine.

Le film de Tavernier met en lumière une réalité terrible. Saignée à blanc, la France a payé un lourd tribu lors de la Grande Guerre : 1,4 millions de soldats tués ou disparus, plus de 4,2 millions de soldats blessés, 300.000 civiles tués. Des années après, alors même que l'on parlait de la guerre de 14-18 comme "la Der des Ders", la tâche d'identification des disparus n'a jamais aboutie. C'est ainsi qu'au sein de l'Ossuaire de Douaumont, situé près de Verdun, 130.000 restes de soldats français et Allemands reposent. Des soldats anonymes, dont on a jamais pu trouver l'identité. La tâche du commandant Dellaplane dans le film est aussi magnifique et poignante que dérisoire.

Au lendemain de la guerre, toute une culture et rites funéraires se mettent en place. On érige des monuments aux morts dans 37.000 communes, pour saluer le sacrifice des hommes tombés aux champs d'honneur. Les rares sculpteurs survivants de la guerre connaissent un nouvel âge d'or et font fortune. C'est d'ailleurs, comme le rappelle Bertrand Tavernier, le début de la sculpture à l'échelle industrielle tellement la demande est forte. On fait des pèlerinages en famille sur les lieux même des combats, pour apaiser ses souffrances et trouver des réponses qui ne viendront jamais. On assiste même à un net regain du spiritisme, pour tenter de communiquer avec l'être cher trop tôt disparu. L'un de ses plus ardents pratiquants fut Arthur Conan Doyle : inconsolable, il perdit en effet son fils, son jeune frère et deux neveux durant la guerre...

Avec plus d'1,5 millions d'entrées, La Vie et rien d'autre est le deuxième plus gros succès public de Bertrand Tavernier après Coup de torchon à l'époque, qui avait rassemblé plus de 2 millions de spectateurs en 1981. Trente et un an après sa sortie, la force du film est toujours là, intact. C'est la marque des chefs-d'oeuvre.