13 octobre 2020

Disney : l'offre streaming devient la priorité de la firme

Les choix de mettre Mulan et plus récemment Soul directement sur sa plateforme Disney+ étaient visiblement un avant-goût. La firme aux grandes oreilles annonce une restructuration de son business modèle, qui se concentrera à "développer et produire des contenus originaux pour les plateformes de streaming de la société [NDR : Disney+, Hulu et ESPN+], tandis que la distribution et la commercialisation des activités seront regroupées au sein d'une seule entité".

Sous le nom de "Distribution des médias et des divertissements", celle-ci sera chargée de définir la meilleure stratégie de distribution pour tous les contenus. La création des contenus sera déléguée à trois groupes distincts : Studios, General Entertainment (Divertissement général) et Sports.

Il s'agit ici de la première décision majeure de Bob Chapek, qui a succédé à l'iconique Bob Iger à la tête du géant du divertissement en février. L'objectif est clair : rattraper le parc d'abonnés de Netflix, compenser le net recul de la télévision câblée, et bien entendu les pertes enregistrées dûes à la fermeture des salles de cinéma, en cette année de pandémie.

En d'autres termes, si Disney n'abandonne évidemment pas la distribution de ses films en salles, ses créations seront d'abord pensées pour ses services de streaming. Et c'est un changement énorme, massif, profond, pour les années à venir, qui devrait affecter durablement toute l'industrie de l'Entertainment. Difficile pour l'heure de se livrer à de la prospective, mais cette décision impactera nécessairement les budgets des films produits, et les circuits des salles de cinéma, qui dépendent largement d'un mastodonte comme Disney vu son catalogue. Plus que jamais, les salles de cinéma vont certainement jouer leur survie dans les mois à venir. Il est difficile aussi d'imaginer un film Star Wars directement en streaming ou un autre film budgété comme un Tentpole movie atterrir directement sur Disney+, vu les attentes générées auprès du public par ces licences. Mais, qui sait ?

Les 2 Alfred :bande-annonce de la comédie satirique des frères Podalydès sur l'univers des startups

Après un passage très remarqué au dernier Festival de Deauville où il était présenté en avant-première, Les 2 Alfred dévoile enfin sa bande-annonce. Nouveau bébé de Bruno Podalydès, cette comédie suit Alexandre, un chômeur déclassé qui a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut s'occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème: The Box, la start-up très friendly qui veut l'embaucher à l'essai a pour dogme : « Pas d'enfant! », et Séverine, sa future supérieure, est une « tueuse » au caractère éruptif. Pour obtenir ce poste, Alexandre doit donc mentir...

Et comme on peut le voir dans ces images, mentir revient à effacer toute trace de ses enfants afin de ne pas éveiller de soupçon auprès de ses nouveaux employeurs. De quoi provoquer une avalanche de situations cocasses et de quiproquos en tout genre. Le réalisateur en profite également pour gentiment égratigner le monde des startups avec son univers quasi-futuriste rempli de voitures autonomes et de communications virtuelles.

Ce qui tombe à pic en cette période propice aux relations longue distance. Interrogé sur la pertinence de son sujet à l'occasion du Festival du cinéma américain, Bruno Podalydès s'est expliqué : "Je n'ai pas cherché à faire un film actuel, et c'est même comique car, pour Les 2 Alfred, je voulais faire un film d'anticipation, une projection sur deux ou trois ans, où il y aurait plus de voitures autonomes notamment. Mais je ne pensais pas qu'avec le confinement, ça allait s'accélérer et que tout le monde allait devenir usager de Zoom et Skype."

Porté par son inséparable frère Denis Podalydès et l'inénarrable Sandrine Kiberlain, Les 2 Alfred sort dans nos salles le 2 décembre.

La Flamme : Canal+ vous offre le 1er épisode de la série événement

On ne peut plus attendue par le public et par les fans de Jonathan Cohen, La Flamme s‘est allumée ce lundi 12 octobre sur Canal+. Réalisée par le comédien, en co-écriture avec Jérémie Galan et Florent Bernard, cette nouvelle Création Originale est adaptée de Burning Love, produite par Ben Stiller. Le pitch ? Un célibataire en quête d’amour, 13 candidates brûlant d’envie de le conquérir, une villa, 9 semaines pour repartir avec l’âme soeur…. et une infinité d’hilarants rebondissements.

Géniale parodie des reality-shows de rencontre, La Flamme promet de souffler le chaud sur vos prochains lundis soirs. Et cela grâce à son humour aussi décalé que rafraichissant, mais aussi à son irrésistible casting. Face à Jonathan Cohen sous les traits de Marc, un pilote célibataire plutôt benêt, souvent lourd, et rappelant parfois Michael Scott de The Office ; Adèle Exarchopoulos, Camille Chamoux, Florence Foresti, Leïla Bekhti ou encore Doria Tillier campent quelques-unes des délirantes prétendantes. Surfant sur les codes des programmes du genre et les poussant jusqu’au ridicule, la joyeuse troupe donne naissance à cette Création Originale Canal+ déjantée, promettant un défilé de fous rires, et même des moments de suspense lors des cérémonies d’élimination. Une série à “consummer” sans modération donc, et que Canal+ vous a fait découvrir hier soir avec la diffusion du premier épisode en clair. Mais ce n’est pas tout !

Puisqu’il n’y a pas de fumée sans feu, et après la diffusion en clair du 1er épisode de La Flamme, Canal+ vous offre celui-ci, que vous soyez abonnés ou non ! Pour en profiter, rendez-vous sur myCANAL. Après vous être créé un compte - l’inscription est évidemment 100% gratuite - vous pourrez allumer la mèche et (re)démarrer la grande aventure La Flamme. Chauds ?

La Flamme est diffusée sur Canal+ les lundis soirs jusqu’au 26 octobre 2020 inclu, à raison de trois épisodes par soirée. Les épisodes sont également disponibles via myCANAL dès le soir de leur diffusion.

Bande-annonce de Two Weeks to Live : Maisie Williams dans une nouvelle série sur Canal+

Pour la première fois depuis l'arrêt de Game of Thrones, Maisie Williams est de retour sur le petit écran avec sa propre série. Dans Two Weeks to Live, l'ex-héritière des Stark incarne Kim Noakes, élevée par sa mère en marge de la société, dans les lointaines contrées écossaises. A désormais 21 ans, motivée par une soif de vengeance inébranlable, la jeune fille est déterminée à affronter le monde extérieur, avec ses dangers et ses bizarreries. Elle n'en oublie pas pour autant sa mission secrète visant à honorer la mémoire de son père disparu.

Comme vous pouvez vous en douter, tout ne va pas se passer comme prévu pour Kim. Sa rencontre avec les frères Nicky (Mawaan Rizwan) et Jay (Taheen Modak) complique la situation. A la suite d'une farce inoffensive, le trio est entraîné dans une série d'événements chaotiques qui met leurs vies en danger...

Oscillant entre le premier et le second degré, la série de Gaby Hull offre quelques séquences décalées. Les six épisodes sont réalisés par Al Campbell, lequel a déjà officié sur Dead Pixels, Bad Education ou Code 404. Aux côtés de Maisie Williams, qui interprète la jeune héroïne naïve et badass, le public reconnaîtra dans la peau de la maman pas comme les autres, Sian Clifford, la soeur de Phoebe Waller-Bridge dans la comédie britannique multi-récompensée Fleabag. Two Weeks to Live sera diffusée à compter du jeudi 15 octobre sur CANAL+ et disponible dans le même temps sur myCANAL.

12 octobre 2020

Robin Williams : son fils Zak s’est marié lors d’un jour symbolique pour son père

Il ne rate jamais une occasion de lui rendre hommage. En couple avec une certaine Olivia June, Zak Williams a franchi un cap avec sa belle ce samedi 10 octobre. Les tourtereaux, parents d'un petit garçon prénommé McLaurin Clement né en 2019, se sont mariés comme l'a révélé le fils aîné de Robin Williams sur ses comptes Twitter et Instagram. "J'ai eu la joie d'épouser ma meilleure amie aujourd'hui", a-t-il écrit sur le réseau social à l'oiseau bleu, "c'était super et on ne pouvait pas choisir un meilleur jour pour nous marier."

En effet, pour son grand jour, Zak Williams a choisi une date lourde de sens en l'honneur de son père, lui qui met un point d'honneur à sensibiliser le public aux troubles psychiques. Le samedi 10 octobre, le monde a célébré le World Mental Health Day, à savoir la Journée mondiale de la santé mentale, consacrée à l'éducation et la sensibilisation du monde autour des troubles psychiatriques (dépression, troubles bipolaires, troubles de la personnalité, etc.) et contre la stigmatisation de ces derniers. Une journée célébrée pour la première fois en 1992 par l'Organisation mondiale de la santé et une façon pour Zak Williams de garder une pensée pour Robin Williams, qui a lutté quotidiennement contre la dépression jusqu'à son suicide en 2014.

Mais ce ne fut pas la dépression qui a eu raison de sa détermination. Derrière son sourire aux allures inébranlables, Robin Williams souffrait aussi de démence à corps de Lewy, pathologie provoquant des hallucinations visuelles, des chutes à répétition, une perte d'autonomie ou encore une atteinte des fonctions cognitives. "C'était triste de voir quelqu'un qui souffrait autant", confiait Zak Williams, "en tant que membre de la famille et enfant, vous souhaitez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour apaiser ce qui semblait être une douleur personnelle intense." Sa mort ne l'aura pas empêché de se mobiliser en son nom.

Valmont sur France 5 : pourquoi le réalisateur Milos Forman a failli finir en prison

Produit en 1989, un an après Les Liaisons dangereuses, qui l'a éclipsé, Valmont de Milos Forman est une nouvelle adaptation du célèbre roman épistolaire de Choderlos De Laclos. On y suit les complots de la Marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont, qui décident de s'en prendre à la vertu de la jeune Cécile de Volanges, à la pruderie de la présidente de Tourvel et aux sentiments purs du Chevalier Danceny.

Valmont est l'occasion pour le cinéaste tchèque de travailler avec Claude Berri, un ami très cher qui l'a sorti d'une mauvaise passe. Les deux hommes se rencontrent en 1968 à Paris, alors que Forman est en France pour montrer son dernier film, Au feu les pompiers !, à Claude Lelouch, croisé lors de la cérémonie des Oscars où ils concouraient pour la statuette du meilleur film étranger. Le réalisateur d'Un homme et une femme n'étant pas disponible, Berri assiste à la projection. Emballé par le résultat, il se met en tête de le distribuer dans les salles françaises, bien qu'il n'ait aucune expérience dans ce domaine.

Il se rend à Prague, en compagnie de Forman, et négocie avec Ladislav Kachtik, directeur de Film Export, l'Office national du cinéma tchèque : « Je n'imagine pas encore que je voyage avec l'homme qui aura deux Oscars, mais je l'admire déjà. Les deux films que j'ai vus m'ont énormément impressionné. Je suis sûr de son talent. »* Berri parvient à acquérir les droits du long-métrage pour soixante-quinze mille dollars, mais à deux conditions : il doit s'engager à produire le prochain projet de Forman aux États-Unis et doit acheter le film pour le monde entier, et non plus seulement pour la France, la Belgique et la Suisse, comme initialement prévu. Il contracte au passage une dette de cinquante-cinq mille dollars. 

Il ne le sait pas encore, mais il vient d'éviter la prison à Forman, grandement soulagé que l'affaire soit réglée. Il s'avère que le producteur d'Au feu les pompiers !, Carlo Ponti, n'avait pas aimé le résultat final. Désireux de récupérer les soixante-quinze mille dollars qu'il avait investis, il avait mis en avant une clause du contrat qui stipulait que le film devait durer quatre-vingt dix minutes, alors qu'il n'en faisait que soixante-quinze. « Les studios m’ont attaqué en justice pour « sabotage de l’économie socialiste », accusation qui était à l’époque passible de dix ans de prison », se souvient Forman. En achetant les droits du film, Berri comble la somme manquante. « Depuis nous avons toujours voulu faire un film ensemble ».

Il aura fallu plus de vingt ans pour que ce vœu se réalise. Quant à Au feu les pompiers !, son exploitation en salles sera aussi mouvementée que sa genèse. Le film est sélectionné au Festival de Cannes mais l'équipe n'aura jamais l'occasion de fouler la Croisette : la manifestation est contrainte de s'arrêter en raison des manifestations de mai 68. Contre l'avis de Berri, le long-métrage sort en salles alors que bon nombre d'entre elles sont fermées par peur des casseurs, et que le public les déserte, préférant rester devant sa télévision. C'est un échec cinglant.

* Extrait d'Auto-portrait de Claude Berri, Le Livre de Poche.

Les Gardiens de la Galaxie sur TMC : comment Chris Pratt s'est-il transformé pour le rôle ?

Avant de piloter le Milano dans l’espace et de traquer les Pierres de l’infini chez Marvel, Chris Pratt était surtout connu pour ses rôles à la télévision… plus particulièrement celui de l’adorable et hilarant Andy dans la série comique Parks and Recreation. Un personnage connu pour son embonpoint. Lorsqu’il est casté pour le rôle, Pratt se lance un pari assez fou : grossir autant que possible. A lui les cheeseburgers et autres fast food. L’acteur atteint à cette période les 100 kg. Lorsqu’il se présente en 2013 au casting de la prochaine super-production Marvel Les Gardiens de la Galaxie pour jouer le héros Star Lord, il s’attend à ce que l’on se rit de son poids. D’autant qu’il avait face à lui une kyrielle de concurrents, parmi lesquels Joel Edgerton, Jensen Ackles, Logan Marshall-Green, Garrett Hedlund, Joseph Gordon-Levitt ou encore Aaron Paul. 

Ce qui fera la différence ? Son humour. "Nous avons auditionné de nombreux acteurs et effectué des bouts d’essais poussés avec beaucoup d’entre eux, et Chris Pratt l’a emporté de loin. Il était cool, sexy, extrêmement drôle par certains aspects –c’était juste ce qu’il nous fallait", expliquait Kevin Feige à l’époque. Mais les studios lui imposent une condition : il doit maigrir. C’est donc un Chris Pratt motivé qui se lance dans un entraînement (cardio et bodybuilding) et un régime stricts pendant 6 mois (sa routine est d’ailleurs disponible ici) grâce à un ancien Navy Seal - qui a aussi coaché Chris Hemsworth pour Thor. Cinq jours par semaine, 4 heures d’exercices quotidien pour 4000 calories engloutis. Et le travail paie : le comédien a perdu à cette période 30 kg. Il a maintenu la même cadence pendant les 3 mois de tournage, pour garder la forme.

Fort de sa nouvelle carrure et de son aura médiatique, l'acteur en a ensuite profité pour enchaîner les blockbusters (Jurassic World, Passengers, Les 7 Mercenaires…). 

Pirates des Caraïbes 4 sur W9 : Johnny Depp a failli quitter la saga

Dans Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence, diffusé ce soir sur W9, le capitaine Jack Sparrow (Johnny Depp) retrouve Angelica (Penélope Cruz), un ancien amour qui va l'entraîner à la recherche de la . légendaire Fontaine de Jouvence. Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire (Ian McShane), Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé...

Mis en scène par Rob Marshall, le quatrième opus de la saga totalise plus de 1 milliard de dollars de recettes au box-office international. Pourtant, Johnny Depp a bien failli ne pas faire partie de l'aventure. En effet, l'annonce surprise du départ du Président de Disney, Dick Cook, en 2009 a été un véritable choc pour le comédien. Explications.

S'inspirant de l'attraction du parc à thèmes, Disneyland en Floride, le premier film de la saga Pirates des Caraïbes, La malédiction du Black Pearl a été un succès international, rapportant dans le monde plus de 654 millions de dollars. Ces chiffres donnèrent rapidement envie au studio de poursuivre la franchise sur grand écran. Pourtant, à l'annonce du projet, les producteurs n'étaient pas enchantés du choix de Johnny Depp dans le rôle principal. Ce choix est celui de Dick Cook, alors Président de Disney. Ce dernier, conscient du potentiel de Johnny Depp, tentait depuis de nombreuses années de l'attirer en lui proposant d'être la voix de personnages animés, mais l'acteur n'était pas intéressé.

Au début des années 2000, Cook annonce au comédien que Disney pense faire un film inspiré de l'attraction Pirates des Caraïbes. L'acteur fait part de son intérêt avant même de lire le scénario. Johnny Depp précisera plus tard : "Dick Cook est digne de confiance, et on rencontre peu de gens auxquels on peut faire confiance dans les studios."

Mais au fur et à mesure de l'avancée du projet, Cook est obligé de batailler pour imposer Johnny Depp. Le scénariste Stuart Beattie avait d'ailleurs écrit le rôle en pensant à Hugh Jackman. Mais ce dernier avait été jugé "pas assez célèbre" par les producteurs à l'époque (en 2000, Hugh Jackman venait de tourner le premier film X-Men dans lequel il incarnait Wolverine pour la première fois).

Johnny Depp s'implique réellement dans la création du personnage : dents en or, dreadlocks, perles, bijoux, manières de parler, de se déplacer... Le comédien ne laisse rien au hasard. Sauf que son interprétation est jugée bien trop exubérante par les pontes du studio. Une fois de plus Dick Cook défend Depp, et devant les excellents résultats au box-office, les producteurs se rangent enfin derrière le Président de Disney.

Mais en septembre 2009, ce dernier est congédié par la compagnie après 38 années passées au sein du studio. Bouleversé par le licenciement de son fidèle soutien et ami, Johnny Depp hésite alors à reprendre son rôle pour Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence, arguant une perte d'enthousiasme à l'idée de continuer le voyage sans Cook.

Dans une interview accordée alors au Los Angeles Times, il se dit "choqué et attristé d'apprendre le départ brutal de Dick Cook", qu'il qualifie d'"homme le plus doux de la planète". Mais l'acteur - qui avait signé son contrat pour le quatrième film un an plus tôt - se glisse de nouveau dans le costume de Jack Sparrow (et touche un cachet de 55.5 millions de dollars). 

S'il est toujours la tête d'affiche de Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar, Johnny Depp ne sera pas au casting du sixième film de la saga. Disney ayant décidé de mettre un terme à sa collaboration avec la star américaine. En cause : les résultats décevants du 5ème film et les accusations de violences conjugales par Amber Heard.

Independence Day : les studios Fox ne voulaient pas de Will Smith au casting

Le pitch d'Independance Day voit le jour pendant la promotion de Stargate, en 1995. Un journaliste demande à Roland Emmerich pourquoi il a fait ce film s'il ne croit pas à la vie ailleurs que sur Terre. Le réalisateur répond qu'il est fasciné par la thématique de l'invasion extraterrestre. Il demande alors au reporter d'imaginer se réveiller en découvrant des vaisseaux spatiaux flottant au-dessus des villes...

Il se tourne ensuite vers son scénariste attitré, Dean Devlin, pour lui dire qu'il tient l'idée de leur prochain projet. Les deux hommes décident de s'isoler au Nouveau Mexique pour écrire le scénario.

Après l'avoir achevé, en quatre semaines, ils l'envoient à différents studios et reçoivent neuf réponses positives. C'est finalement la 20th Century Fox qui est choisie pour produire le film. Toutefois, elle ne croit pas que Will Smith est le bon choix pour incarner le capitaine Steven Hiller. Emmerich, séduit par la performance du comédien dans Six degrés de séparation (1993), est persuadé du contraire :

"Je les ai mis devant un ultimatum : "Si vous n'en voulez pas, rendez-nous notre film, on le fera ailleurs, vous savez, Universal est en stand-by… !" Au final ils se rangent toujours du côté du réalisateur. Mais ce qui est intéressant c'est qu'au bout de trois semaines d'exploitation, ils ont offert à Will un deal pour plusieurs films… Qu'il a évidemment refusé, il est bien trop malin pour ça." 

Fox envisage par ailleurs Kevin Spacey pour jouer le Président. Mais l'acteur, qui vient de prêter ses traits au terrifiant tueur en série de Seven, est jugé "trop sombre". Emmerich parvient alors à imposer Bill Pullman, son choix initial. A noter que Spacey se glissera dans la peau de Francis Underwood dans House of Cards, un personnage qui devient Président des Etats-Unis à la fin de la saison 2.

Jada Pinkett Smith doit quant à elle tenir le rôle de la femme de Steven Hiller (Will Smith). Mais elle est contrainte d'annuler sa participation au dernier moment à cause du tournage de la comédie Le Professeur Foldingue, où elle joue Carla Purty. Will Smith propose alors Vivica A. Fox pour la remplacer, une actrice qu'il connaît bien pour l'avoir côtoyée dans la série culte Le Prince de Bel-Air.

A sa sortie, Independance Day est un succès commercial colossal. Le blockbuster rapporte 817 millions de dollars dans le monde. Il s'agit du plus gros succès mondial de l'année 1996. Vingt ans plus tard, la suite du film, Independence Day: Resurgence, réalise un score décevant puisqu'elle termine son exploitation à 384 millions de dollars de recettes (et ce pour un budget estimé à 165 millions).

Bernard Tapie : pourquoi il a renoncé à une carrière de pilote automobile

Bernard Tapie ne lâchera rien et donnera tout pour que son honneur soit sauve. A partir de ce lundi 12 octobre 2020, alors que la maladie continue de le ronger, il est de nouveau entendu par la justice. En effet, il est jugé devant la cour d'appel de Paris pour "escroquerie". Selon son avocat, il serait dans une forme "indélicate". Alors qu'il avait été une première fois relaxé en juillet 2019 dans l'affaire de l'arbitrage qui lui avait octroyé 403 millions d'euros en 2008 pour solder son vieux litige avec le Crédit Lyonnais, un nouveau procès a été ouvert. Même s'il est fragilisé par son cancer, l'homme d'affaires comptait bien être présent pour se défendre comme il l'entend. A 77 ans, il a toujours été combattif et n'a jamais reculé devant les décisions importantes qu'il a dû prendre tout au long de sa vie. D'ailleurs, il n'a pas dû être simple pour lui d'abandonner son plus grand rêve : celui de devenir pilote automobile.

En effet, comme son fils, Laurent Tapie, l'avait confié dans les colonnes de Ouest-France, Bernard Tapie a couru en Formule 3 et aurait pu faire carrière dans ce sport automobile. "C'était à l'époque de Matra. Malheureusement, après un grave accident et à la perte d'un proche en course, il a préféré renoncer", avait ainsi raconté son fils. "Pour l'anecdote, il m'a souvent dit qu'il était le plus lent sur la piste mais le plus rapide sur la route..."

Mais il lui a transmis cette passion pour l'automobile. "J'ai toujours aimé rouler dans des sportives. Je suis fan de la marque Porsche. D'ailleurs, il m'est arrivé de rouler au Mans avec le club Porsche. Il y a quelques années, grâce à un concours de pilotage remporté sur le circuit du Luc, j'ai eu la chance de pilote une Formule 1 AGS. Sur le coup, j'ai été scotché. Je me suis toujours dit que si un jour je devais faire une auto elle devrait se rapprocher des sensations qu'on peut percevoir dans une F1 !", avait encore déclaré le fils de l'homme d'affaires qui va vivre pas moins de cinq semaines de procès.