09 octobre 2020

Big Little Lies : une saison 3 pourrait voir le jour selon Nicole Kidman

Dans une interview accordée à TV Line en juillet 2019, le président de HBO Casey Bloys révélait qu’une troisième saison de Big Little Lies lui semblait peu probable, essentiellement pour des questions de disponibilité des actrices : "Je les adore et je ferai n’importe quoi avec elles. Mais la réalité est qu’elles sont les actrices les plus occupées à Hollywood. Si elles venaient me voir et me disaient qu’elles avaient arrangé leur planning, alors oui. Mais ce n’est pas très réaliste. C'était un miracle pour tous les gens impliqués sur la saison 2 de pouvoir offrir une fin satisfaisante". 

Un an plus tard, alors que Nicole Kidman est en pleine promotion de sa nouvelle série HBO The Undoing, à nouveau avec le scénariste David E. Kelley, une saison 3 semble finalement envisageable. Elle a déclaré dans Marie Claire Australia "Reese [Witherspoon] et moi nous donnons des nouvelles chaque semaine. J'ai envoyé des textos à Zoé [Kravitz] et Laura [Dern], et elles sont partantes aussi. David et Liane [Mioriarty, l'autrice du roman original] ont une très bonne idée. Surveillez les infos !" 

A l'heure actuelle, HBO n'a pas officiellement commandé de saison 3, mais tout porte à croire que cela pourrait avoir lieu dans les semaines ou les mois à venir. Nicole Kidman va bientôt tourner Nine Perfect Strangers, également adaptée de Liane Moriarty, mais pour Hulu cette fois. 

La fermeture des salles est "irréversible" pour la réalisatrice Patty Jenkins

Alors que Wonder Woman 1984 devait sortir en juin et a été repoussé trois fois par Warner depuis le début de la pandémie, la réalisatrice Patty Jenkins se fait la porte-parole des cinémas américains pour alerter sur leur situation critique. Au micro de l'agence Reuters, elle exprime ses craintes :

"[La situation] est irréversible", a-t-elle déclaré à propos de la fermeture successive des cinémas américains. "Je pense qu'aucun d'entre nous ne veut vivre dans un monde où la seule option pour emmener nos enfants voir un film est dans notre propre salon, et ne pas avoir un lieu où aller pour les rendez-vous amoureux".

Cette réaction de la cinéaste fait écho à la nouvelle selon laquelle l'entreprise Cineworld (qui possède l'un des plus puissants réseaux de salles américains) a une fois de plus refermé tous ses cinémas pour faire face économiquement au manque à gagner. En effet, les Américains ne se déplacent plus en salles, comme en ont récemment témoigné les chiffres de Tenet aux Etats-Unis (45 millions de dollars) et le box-office US en général.

C'est le serpent qui se mord la queue : les studios reportent la sortie des films, les cinémas ferment car ils n'ont pas grand-chose à sortir, mais les studios attendent que les cinémas rouvrent pour sortir leurs films, etc. La solution évidemment, serait que la pandémie de COVID-19 disparaisse afin que la situation revienne à la normale.

Le fait est que ce n'est pas le cas et, du point de vue de Patty Jenkins, tant que les cinémas ne rouvriront pas, les films les plus attendus ne pourront pas sortir. Elle émet ainsi cette hypothèse clinique que si la pandémie continue :

"Nous pourrions perdre l'expérience cinéma pour toujours."

Pourtant, techniquement, 70% des cinémas sont ouverts (souvent avec des horaires adaptés aux fréquentations), mais les parcs de salles les plus rentables du sol américain (Los Angeles et New York, notamment) sont toujours majoritairement fermés, rendant le marché plus qu'incertain pour les studios. La frilosité de ces derniers est basée sur les chiffres américains de Tenet (au contraire, il marche plutôt bien en France avec 2,15 millions d'entrées) et les bons résultats présumés* des blockbusters finalement mis directement sur les plateformes (comme Mulan). Une tendance qui fait craindre le pire à Jenkins :

"C'est le genre de choses qui est arrivé à l'industrie musicale. On peut faire s'écrouler une industrie en en faisant quelque chose qui n'est pas rentable."

Autrement dit, si sortir les films continue d'être synonyme d'échecs financiers, les studios ne se poseront plus la question et mettront leurs films les plus attendus sur les plateformes. Cela limite beaucoup les coûts puisqu'ils peuvent se passer des exploitants, tout comme des divisions dédiées à la sortie salles au sein même de leurs bureaux. A terme, cela pourrait conduire à la fermeture de certains services et à des licenciements, comme c'est d'ailleurs déjà le cas. Pour Jenkins, sans un soutien étatique, les cinémas sont en passe de disparaître.

Si, comme l'imagine Patty Jenkins, les grands parcs de salles américains (Regal, AMC) finissent par mettre la clé sous la porte, il se pourrait qu'à la fin de la pandémie, les grands studios privilégient la sortie en ligne et tentent même d'avoir leur propre parc de salles, passant exclusivement leurs films. Depuis 1948 et le "décret Paramount", les studios ne peuvent pas le faire au risque de se mettre hors-la-loi, mais cet état de fait pourrait changer.

En effet, en novembre 2019, le procureur général adjoint de la division antitrust du ministère de la Justice des États-Unis a annoncé qu'il n'était pas fermé à l'abrogation de ce texte historique de 1948, afin de permettre à Warner, Universal, Lionsgate et bien d'autres de pouvoir acheter des cinémas. Dans un contexte où les exploitants sont soumis à des problèmes financiers, on pourrait aisément imaginer un studio racheter un réseau de salles, ou une partie de celui-ci, et en faire des sites exclusivement dédiés à ses productions maisons. Un scénario difficilement imaginable l'an dernier. Mais la pandémie et la situation catastrophique du secteur sont depuis passées par-là...

Cela n'augurerait rien de bon pour le cinéma indépendant et plus généralement, la circulation internationale du cinéma. Ce n'est que pure conjecture, car à l'heure où nous écrivons ces lignes, l'historique décret Paramount est toujours en vigueur... Mais pour combien de temps ?

* Les chiffres de streaming sont souvent invérifiables et communiqués par les plateformes elles-mêmes. Cependant, Disney vient d'annoncer la sortie du film Pixar Soul directement sur sa plateforme Disney+, ce qui semble indiquer que cette solution est réellement rentable pour les studios, en attendant que les cinémas rouvrent massivement.

Soul sera aussi disponible sur Disney+ en France

Nouveau coup de tonnerre dans le ciel déjà bien orageux du cinéma. Soul, le dernier-né des studios Pixar, annoncé en salles le 25 novembre prochain, sera finalement disponible au mois de décembre directement sur Disney+, en France également.

La branche française du studio vient en effet de confirmer l'information précisant que le long-métrage de Pete Docter et Kemp Powers, sera disponible sur la plateforme "dans tous les pays où celle-ci a été lancée". Soul sera donc disponible dès le 25 décembre sur Disney+. 

Le film Pixar suit le chemin de Mulan de Niki Caro. Censé sortir au cinéma en mars, le long-métrage en prises de vues réélles est finalement passé sur Disney + le 4 septembre aux Etats-Unis (au prix de 29,9 dollars) et sera disponible dès le 4 décembre (sans coût supplémentaire) en France.

Thor 4 : Natalie Portman a-t-elle révélé des éléments clés de l'intrigue du film ?

Le quatrième volet de la saga Thor, intitulé Thor: Love and Thunder, marquera le grand retour à l'écran du personnage de Jane Foster. Un long métrage dans lequel cette dernière deviendra super-héroïne aux côtés de l'homme d'Asgard. Dans un entretien accordé au site Yahoo, l'actrice américaine de 39 ans en a révélé un peu plus sur l'intrigue du blockbuster Marvel, attendu en salles en 2022.

"Je ne peux pas trop vous en parler", a déclaré Natalie Portman. "Je suis vraiment excitée. Je commence à m'entraîner, à prendre du muscle. Plus il y a de super-héroïnes, mieux c'est. Le film est basé sur le roman graphique "The Mighty Thor". Mon personnage subit un traitement contre le cancer tout en étant une super-héroïne." Jane Foster se battra donc contre la maladie dans Thor: Love and Thunder, un aspect du scénario que le réalisateur Taika Waititi n'était pas certain, encore récemment, d'intégrer dans le long métrage.

Thor: Love and Thunder sortira dans les salles hexagonales le 9 février 2022. L'acteur australien Chris Hemsworth reprendra le rôle du super-héros au marteau, alors que le bad-guy sera incarné par Christian Bale.

Violences conjugales : Blake Jenner répond enfin aux accusations de Melissa Benoist

Le 28 novembre dernier, l'héroïne de la série Supergirl, Melissa Benoist, livrait un long témoignage sur les réseaux sociaux, dans lequel elle détaillait les violences conjugales qu'elle avait enduré, sans donner le nom de la personne concernée. 11 mois plus tard, son ex-conjoint, Blake Jenner, lève l'anonymat de cette accusation et s'est emparé à son tour des réseaux sociaux pour s'expliquer dans un long texte.

Dans son post instagram, Blake Jenner, comédien lui-aussi (Glee, Everybody Wants Some, The Edge of Seventeen), explique en préambule avoir longtemps réfléchi à comment prendre la parole publiquement sur ce sujet. "Depuis les 11 mois qui se sont écoulés, j'ai pensé à la façon de rendre publique cette situation. Pendant cette période, j'ai réfléchi à cette période de ma vie que j'avais auparavant maintenue dans l'ombre par honte et par peur, mais si j'ai bien conscience d'une chose, c'est qu'il faut s'exprimer, pas seulement publiquement, mais aussi en privé avec les personnes qui ont été touchées. 

Et d'ajouter : "Je prends toute la responsabilité du mal que j'ai infligé pendant ma relation avec ma conjointe, émotionnellement, mentalement et, oui, physiquement".

Blake Jenner se livre aussi sur la thérapie de couple qu'il a entrepris et considère qu'il est important, lorsqu'il y a des allégations comme celles de Melissa Benoist dans la presse, "de rendre compte d'un côté comme de l'autre", et que "chacun a le droit de se défendre lorsque l'on estime cela nécessaire". L'acteur explique qu'il a laissé passer des opportunités professionnelles à cause d'une possible "jalousie dans la perspective d'avoir des partenaires féminines". Il explique également que son ancienne conjointe l'a menacée de s'automutiler "par dépression et peur profonde d'être abandonnée". Il détaille un abus physique qu'il aurait enduré (un accident dans une douche qui l'aurait traumatisé). Il explique des "écarts" de souvenirs de leur relation, sans vouloir rentrer dans davantage de détails.

Pour conclure, il indique : "Je peux dire que je sais qui je suis et je sais que j'ai grandi et appris de mes erreurs après une longue période d'introspection et de travail sur moi-même, mais je comprends que je peux toujours continuer à apprendre et grandir. J'espère que d'avoir partagé mon récit pourra aider des gens, dans une certaine mesure, à réfléchir, écouter et sortir de la honte et du secret des abus."

Johnny Depp : découvrez-le méconnaissable dans la bande-annonce de Minamata

Projeté dans le cadre du Festival international du film de Berlin cette année, Minamata se fraye désormais un chemin vers les salles obscures en Grande-Bretagne, pour commencer.

Réalisé par Andrew Levitas, Minamata est un biopic consacré à l'immense photojournaliste américain Eugene Smith, qui fut photographe pendant la Guerre du Pacifique, et travailla notamment pour le prestigieux magazine Life. L'une de ses plus célèbres couvertures, dont le film tient son titre, est d'avoir révélé l'empoisonnement au mercure de la population japonaise de Minamata.

En 1961-1962, il fait en effet un reportage de deux ans sur la firme Hitachi au Japon et, en 1971, il s’installe avec sa seconde épouse Eileen Mioko, également photographe, à Minamata, une petite ville du Japon, afin de suivre les effets de la pollution industrielle. Il y passe quatre ans dans le dénuement le plus complet. Victime de violences de la part d’employés de la firme Chisso, responsable de la pollution, il perd presque la vue et doit être rapatrié d’urgence aux États-Unis. La publication de 11 photos dans Life puis d’un livre sur le sujet ont un retentissement mondial.

Photographe engagé par excellence, il utilisait son appareil photographique comme une arme pour défendre ses idées. Par son éthique et sa rigueur intellectuelle, son engagement aussi, il fut un modèle absolu pour toute une génération d'apprenti photographes qui marchera dans ses pas. Depuis 1980 d'ailleurs, un prestigieux prix portant son nom est attribué chaque année par l'International Center of Photography de New York.

Sous les traits du photographe se cache un Johnny Depp assez méconnaissable, qu'on vous invite à découvrir ci-dessous. Le sujet du film est passionnant. Reste à savoir si le film l'est tout autant.

Netflix : les séries à voir du 9 au 15 octobre

Le vendredi 9 octobre

The Haunting of Bly Manor : Le nouveau volet "The Haunting of Bly Manor" de la série d'anthologie est un conte gothique d'amour et de fantômes inspiré du livre d'Henry James "Le Tour d'écrou".

Fast & Furious - Les espions dans la course saison 2 : Quand l'un des leurs disparaît, les espions doivent quitter Los Angeles pour se rendre au Brésil afin de faire tomber une organisation criminelle à Rio.

Le dimanche 11 octobre

Stranger saison 2 : En pleine lutte de pouvoir entre l'accusation et la police, Si-mok et Yeo-jin découvrent de troublants secrets en enquêtant sur des affaires étrangement liées.

Le jeudi 15 octobre

Social Distance : Tournée en confinement, cette série d'anthologie tragicomique présente les moyens pathétiques ou cocasses que les gens ont trouvés pour rester connectés à distance.


Spider-Man : Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) rejoint Tom Holland dans la suite

Attendu pour le 15 décembre 2021, le troisième volet des aventures de Spider-Man par Jon Watts accueille une nouvelle recrue, et pas des moindres : Benedict Cumberbatch, qui reprend son rôle de Docteur Strange aux côtés de Tom Holland. Après Robert Downey Jr. pour le premier film et Samuel L. Jackson pour le second, l'acteur britannique devient le nouveau mentor de Peter Parker. Cette annonce surprise fait suite à une autre arrivée toute aussi surprenante, celle de Jamie Foxx, de retour en Electro - six ans après The Amazing Spider-Man: le destin d'un héros de Marc Webb - et confirme la possibilité d'une intrigue autour de réalités alternatives.

En plus d'apparaître dans ce nouveau Spider-Man, dont le tournage devrait commencer fin octobre à Atlanta, Benedict Cumberbatch rendosse le costume de Docteur Strange pour la suite réalisée par Sam Raimi, Doctor Strange in the Multiverse of Madness, prévu pour le 23 mars 2022 en France. Les premières prises de vues sont prévues pour ce mois d'octobre dans la ville de Londres.

À titre d'information, les deux premiers opus de Spider-Man par Jon Watts ont été de véritables succès. Sorti en 2017, Spider-Man: Homecoming avait rassemblé par moins de 2 310 446 spectateurs dans l'Hexagone, tandis que le second, Spider-Man: Far From Home, sorti en 2019, avait fait mieux avec 3 225 820 entrées.

Nouveautés Disney+ du 9 au 15 octobre

Nouveaux épisodes de séries originales :

L’Etoffe des Héros - épisodes 1 et 2 : Sierra Hotel / Goodies

Une Journée à Disney – épisode 45 : Pablo Tufino : technicien maintenance éclairage

Becoming : Révéler son talent - épisode 4 - Candace Parker

Disney : Animal Kingdom - épisode 3 - Betty and the Beast

Ajouts au catalogue :

Mickey, Pluto et l’autruche

L’Anniversaire de Mickey

Le Remorqueur de Mickey

Amoco Cadiz : La Marée noire du siècle

Drôles d’amis - Saison 3

Mère et Fille - Saisons 1 à 4

Snowpiercer saison 2 : une date de lancement avec l'arrivée de Sean Bean

Achevée en juillet dernier, Snowpiercer sera déjà de retour en janvier prochain avec une saison 2 tournée avant la pandémie. Elle demarrera sur sa chaîne américaine TNT le 25 janvier et devrait être disponible sur Netflix chez nous dans la foulée.

Le comédien Sean Bean (Game Of Thrones) y fera une entrée tonitruante dans l'univers de la série dans ce nouveau teaser à découvrir ci-dessus, dans un rôle SPOILER si vous n'avez pas encore terminé la première saison... celui du fameux Mr Wilford. Il intégre le casting régulier, il ne devrait donc pas mourir... tout de suite ! Rowan Blanchard rejoint également l'équipe dans le rôle d'Alexandra, la fille de Mélanie que celle-ci pensait morte, devenue la protégée de Wilford.