01 juillet 2020

Irrésistible : c'est quoi ce film avec Steve Carell ?

Jonglant habilement entre comédie et drame, entre le film My Beautiful Boy et les série The Morning Show et Space Force, Steve Carell revient dans le nouveau film de l’humoriste et animateur de télévision américain Jon Stewart, anciennement présentateur du Daily Show qui s’était payé la tête de George W. Bush. Dans Irresistible, l’ancienne star de The Office incarne Gary Zimmer, un consultant politique démocrate dépité depuis que son parti perd du terrain. A la recherche d’un nouveau poulain pour redonner un second souffle au parti progressiste, il tombe sur une vidéo virale de Jack Hastings (Chris Cooper), un ancien colonel de la Marine à Deerlaken dans le Wisconsin.

Pour Gary Zimmer, c’est du pain béni puisque le Wisconsin est un swing state, un Etat pivot où aucun parti ne domine vraiment et dont les scrutins peuvent faire basculer les votes à tout moment lors des élections présidentielles. Surtout, Jack Hastings a le profil idéal d’un bon candidat politique moderne et "irrésistible" pour les américains : il a l’allure et l’historique d’un républicain avec des idées progressistes d’un démocrate. Gary Zimmer va alors proposer ses services à Jack Hastings pour qu’il se présente aux élections à la mairie de Deerlaken. Sa campagne électorale va attirer les médias mais aussi Faith Brewster (Rose Byrne), une consultante républicaine et ennemie de toujours de Gary Zimmer.

Irresistible est une satire sur les rouages, les mensonges et les vices des campagnes électorales avec des frontières de plus en plus floues entre le parti démocrate et le parti républicain. L’arrivée de Gary Zimmer, un citadin chic, dans une petite ville du Wisconsin est un choc des cultures et des classes et le film reflète la colère des populations américaines délaissées par les politiques. La bataille politique fait rage pour cette élection municipale qui va brasser des millions de dollars grâce à Gary Zimmer et l'aide de Diana (Mackenzie Davis), la fille de Jack. Si Jon Stewart est un véritable expert de la satire, il n’oublie pas de glisser quelques gags potaches et politiquement incorrects que Steve Carell lance à la perfection avec impertinence et beaucoup d’humour.

Plus qu’une comédie dramatique, Irresistible est aussi un film qui cache bien son jeu avec des personnages aux apparences trompeuses. Le scénario écrit par Jon Stewart est partiellement inspiré d’une histoire vraie : celle du scrutin le plus cher de l’histoire américaine. Comme l’a rapporté le New York Times, les démocrates ont dépensé des millions de dollars pour obtenir la circonscription historiquement républicaine du sixième district de la banlieue d’Atlanta en Géorgie en 2017. La bataille a fait rage et les dépenses se sont élevées à plus de 50 millions de dollars, tous partis confondus pour remporter ce siège à la Chambre des représentants. Finalement, le candidate démocrate Jon Ossoff s’incline face à son adversaire républicaine Karen Handel mais a tout de même rassemblé 48,22% des voix, le meilleur score pour un démocrate dans ce district depuis des dizaines d’années.

30 juin 2020

Netflix : une nouvelle offre pour essayer (presque) gratuitement la plateforme

En février dernier, Netflix avait créé la surprise en mettant fin au premier mois gratuit. Aujourd’hui, c’est une nouvelle offre que la plateforme propose à ses futurs abonnés : 7 jours pour découvrir le catalogue avant de pouvoir résilier son abonnement et se faire rembourser. Le tout sans conditions. De quoi nous faire penser à Disney+, qui avait fait la même chose lors de son lancement, tout en restant bien loin des 30 jours proposés il y a encore quelques temps.

Pour profiter de cette nouvelle offre, il faudra cependant se créer un compte, choisir l’une des formules disponibles (Essentiel à 7,99 € ; Standard à 11,99 € et Premium à 15,99 €.) et y ajouter un moyen de paiement. Vous serez donc débité. Si au bout de 7 jours, vous ne souhaitez pas continuer l'expérience, vous serez remboursé.

Celle-ci vient s’ajouter à une autre offre actuellement proposée par Netflix aux abonnés à la formule Essentiel, qui peuvent jouir de deux écrans au lieu d’un pendant un mois. 

Ozark renouvelée par Netflix pour une 4e et dernière saison

Souvent comparée à Breaking Bad, à tort ou à raison, la sombre série de Netflix Ozark, portée par Jason Bateman, Laura Linney et la révélation Julia Garner, s'achèvera au terme de la 4e saison qui vient d'être commandée pour une diffusion en 2021 sur la plateforme. Elle sera exceptionnellement composée de 14 épisodes, diffusés en deux parties.

Ozark, c’est au départ l’histoire de Marty, conseiller financier à Chicago, qui blanchit discrètement de l’argent pour le compte d’un baron de la drogue. Lorsque son partenaire le trahit, il doit rapidement déménager avec sa famille aux monts Ozarks. Sur place, il se retrouve malgré lui opposé à un dealer local dont il concurrence dangereusement le business, ainsi qu’à un clan de petits voyous, dirigé par une jeune fille de 19 ans, qui cherche à lui soutirer de l’argent. En outre, il doit aussi éviter de se faire repérer par un agent du FBI tenace...

La série jouit de critiques très positives et Jason Bateman a été nommé aux Emmy Awards et aux Golden Globes pour son rôle.

Mort de l'acteur Carl Reiner à 98 ans

Selon TMZ, l'acteur et auteur comique Carl Reiner est décédé lundi à 98 ans. Légende de la comédie américaine, il était le détenteur de neuf Emmy pour des sketchs du Dick Van Dyke Show, mais aussi pour ses interprétations dans Caesar's Hour (1954). Il était le père des réalisateurs Rob et Lucas Reiner.

Carl Reiner débute sa carrière en tant que scénariste à la télévision américaine dans les années 50, notamment pour la série Caesar's Hour. C'est en 1961 qu'il connaît son premier succès, lorsqu'il crée la série The Dick Van Dyke show, qui lui vaut pas moins de cinq Emmy Awards. En travaillant sur The Shows of shows, il fait la connaisance d'autres auteurs comme Mel Brooks, Neil Simon et Danny Simon entre autres.

En 1959, Carl Reiner apparaît pour la première fois sur grand écran, dans les comédies Happy Anniversary de David Miller et Un mort récalcitrant de George Marshall, où il côtoie notamment Glenn Ford et Debbie Reynolds. Carl Reiner écrit et interprète ensuite deux long métrages signés Norman Jewison : The Thrill of it all (1963) et The Art of love (1965). Un Norman Jewison pour lequel il joue également dans Les Russes arrivent, les russes arrivent (1966). Ayant à son actif de comédien une soixantaine de films, Carl Reiner passe à la réalisation en 1967 avec la comédie Enter laughing.

L'Américain réalisera ensuite pas moins de quatre films emmenés par Steve Martin : Un vrai schnock ! (1979), Les cadavres ne portent pas de costard (1982), fiction dont l'originalité est d'intégrer des extraits de classiques du film noir, L'homme aux deux cerveaux (1983) et Solo pour deux (1984). Privilégiant la comédie, Carl Reiner, qui se fait de plus en plus rare au fil des ans, intègre en 2001 la troupe de braqueurs d'Ocean's Eleven, qu'il retrouve trois ans plus tard pour Ocean's 12 et Ocean's 13 en 2007.

Sa dernière réalisation, sans Martin, était C'est ça l'amour ? qu'il avait mis en scène en 1997, à 75 ans. Toujours en forme malgré son âge, il participait encore à des séries (en guest) comme Angie Tribeca et plusieurs projets de doublage comme récemment avec Toy Story 4, où il donnait vie à un mignon rhinocéros rose. Il devait prochainement retrouver le chemin des plateaux de cinéma pour la comédie Saddle Up!, emmenée par Kevin Pollak.

Comic-Con Paris : l’édition 2020 annulée

C’est malheureusement officiel : l’édition 2020 du Comic Con Paris a été annulée ! L’équipe en charge de la convention internationale a annoncé ce mardi 30 juin avoir pris la lourde décision de renoncer à l'organisation cette année de la grande célébration de la culture populaire, qui propose depuis six ans déjà à ses visiteurs de rencontrer des personnalités du petit et du grand écran, mais aussi des sommités du monde de la bande-dessinée.

Face à l’incertitude qui règne sur l’état de l’épidémie covid-19 et aux mesures sanitaires imposées, il semblait en effet inévitable que cette sixième édition soit annulée, ce qu’ont donc confirmé les équipes du Comic Con Paris, pour leur plus grand regret, mais également celui des visiteurs réguliers de cette convention très populaire.

Les détenteurs de tickets seront intégralement remboursés, tandis qu’un rendez-vous à 2021 est d’ores et déjà fixé pour fêter plus sereinement les plus grandes licences de la pop culture mondiale !

Festival du film de Cabourg 2020 : le palmarès complet

COMPETITION LONGS-METRAGES

Grand Prix

A l’abordage de Guillaume Brac

Mention Spéciale

Balloon de Pema Tseden

COMPETITIONS COURTS-METRAGES

Meilleur court-métrage

La Grande Nuit de Sharon Hakim

Prix du Jury

Aline de Simon Guélat

Mention Spéciale

Shakira de Noémie Merlant

Meilleures interprétations féminines (ex-aequo)

Catalina Danca dans Shakira

Tamara Saade dans La Grande Nuit

Meilleure interprétation masculine

Paulin Jaccoud et Schemci Lauth dans Aline

SWANN D’OR

Meilleure réalisation

Nicolas Bedos pour La Belle Epoque

Meilleur film

Gloria Mundi de Robert Guédiguian

Prix Gonzague Saint Bris du Meilleur scénario adapté d’une oeuvre littéraire

Seules les bêtes écrit par Dominik Moll et Gilles Marchand, d’après l’oeuvre éponyme de Colin Niel

Révélation féminine

Luàna Bajrami dans Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma

Révélation masculine

Benjamin Voisin dans Un vrai bonhomme de Benjamin Parent

Meilleure actrice

Chiara Mastroianni dans Chambre 212 de Christophe Honoré

Meilleur acteur

Lambert Wilson dans De Gaulle de Gabriel Le Bomin

Meilleur premier film

Tu mérites un amour de Hafsia Herzi

PRIX PREMIER RENDEZ-VOUS

Pour une actrice

Zahia Dehar dans Une Fille Facile de Rebecca Zlotowski

Pour un acteur

Alexandre Wetter dans Miss de Ruben Alves

Star Wars 4 : Mark Hamill revient sur la première scène coupée de Luke Skywalker

A l'occasion d'un podcast organisé par les frères Russo, le légendaire interprète de Luke Skywalker dans la saga Star Wars est revenu sur le film original de 1977, et sur une séquence très particulière que les spectateurs n'ont jamais pu découvrir en salles.

Désormais disponibles sur Disney+ parmi les bonus d'Un nouvel espoir, ces images coupées au montage constituaient en effet l'introduction de Luke dans le long métrage. On y voyait le jeune fermier scruter le ciel grâce à une paire de jumelles et assister de très loin à la capture du Tantive IV par les forces de Vador (la première scène du film). Luke rejoignait alors ses amis à la station Tosche et avait une longue discussion avec Biggs Darklighter, son ami d'enfance de retour de l'Académie.

"Il y a plusieurs choses qui sont bonnes pour le personnage", a ainsi expliqué Mark Hamill en décrivant la scène. "Premièrement, il est ouvertement ridiculisé par ses camarades. Donc il n'est pas particulièrement cool ou populaire. Koo Stark qui est la seule autre actrice du film, m'appelle Wormie [ndlr : en français, petit ver ou vermisseau]. (...) Puis je tombe sur Biggs Darklighter, joué par Garrick Hagon."

Arborant un uniforme de l'Empire à la grande admiration de Luke, Biggs lui expliquait alors en privé vouloir déserter les troupes impériales pour rejoindre l'Alliance Rebelle.

"La seule raison pour laquelle je trouve cette scène intéressante, c'est que Luke n'a pas de convictions politiques", poursuit Mark Hamill. "Il pense que c'est génial de rejoindre l'Empire ! Luke veut rejoindre l'Empire si cela lui permet de quitter la ferme ! Donc il est totalement pur dans le sens où il n'est pas motivé par la moindre forme de politique." 

Cette séquence fait partie des 6 scènes coupées de l'épisode IV, désormais disponibles dans la partie bonus du long métrage sur Disney+.

Scarface avec Al Pacino (Netflix) : la genèse d'un remake plus culte que l'original

En décembre 1983, les spectateurs américains découvrent Scarface, de Brian De Palma. Le film raconte l'ascension et la chute de Tony Montana, un petit malfrat cubain de Floride devenu baron de la drogue magistralement interprété par Al Pacino. Ecrit par Oliver Stone, Scarface est le remake du film du même nom réalisé en 1932 par Howard Hawks, inspiré de la vie d'Al Capone. Son arrivée, aujourd'hui, sur Netflix, est l'occasion de revenir sur l'histoire de ce remake considéré à présent comme un chef-d'oeuvre, au même titre que son modèle. 

Tout commence avec Al Pacino. Au début des années 1980, après avoir été stupéfait par le Scarface de Howard Hawks, qu'il voit sur le tard, le comédien contacte son ami le producteur Martin Bregman. Ils commencent, avec Sidney Lumet, qui a dirigé Pacino dans Serpico et Un après-midi de chien, à développer le projet. 

C'est Lumet qui, le premier, suggère de transposer l'histoire du Chicago des années 1920 au Miami des années 1980 avec des personnages cubains. Toutefois, le réalisateur ne s'entend pas avec Martin Bregman et les deux hommes n'ont pas la même vision du films, qu'ils ne veulent pas amener dans la même direction. Il est donc écarté du projet : Oliver Stone est recruté pour écrire le scénario et Brian De Palma, conquis par le pitch, choisit d'abandonner la réalisation de Flashdance pour rejoindre l'aventure.

Oliver Stone trouve l'idée de Lumet de moderniser Scarface en plaçant l'intrigue à Miami brillante : Tony Camonte devient donc Tony Montana et il troque le trafic d'alcool pendant la Prohibition pour le trafic de drogue au début des 80s. A cette époque, le futur réalisateur de Platoon lutte lui-même contre une forte dépendance à la cocaïne. Après avoir passé beaucoup de temps en Floride afin de s'imprégner de l'atmosphère des lieux et de rencontrer flics et voyoux pour nourrir son scénario, il a décidé de s'exiler en Europe pour se sevrer et finir d'écrire en étant sobre. 

Le tournage démarre en novembre 1982 et se passe en grande partie à Los Angeles. Des rues entières et des bâtiments de la ville sont réaménagés pour donner l'illusion de la Floride. Quelques scènes ont tout de même été filmées à Miami, notamment au 728, Ocean Drive pour la scène de la tronçonneuse. La séquence finale de la fusillade, quant à elle, a été tournée en studio. Steven Spielberg, en visite sur le plateau, a d'ailleurs participé à sa réalisation.

Malgré quelques démêlées avec la commission de classification, le film, mis en musique par Giorgio Moroder, est finalement classé R et sort en salle un peu avant Noël 1983. S'il est décrié par la critique, qui trouve sa violence gratuite, il recontre un joli succès en salle. Aujourd'hui, le Scarface de De Palma est devenu encore plus culte que l'original et appartient pleinement à la pop culture et Tony Montana est désormais un gangster emblématique de l'histoire du cinéma. 

29 juin 2020

Tu préfères sur Arte : une chronique adolescente joyeuse et libre

Shaï, Djeneba, Aladi et Ismaël, 16 ans, ont grandi entre les quatre tours de la Place des Fêtes, un quartier populaire à Paris. C’est ici qu’ils se retrouvent, discutent, laissent filer les heures et jouent à leur jeu favori : "Tu préfères", qui consiste à devoir choisir l’une des deux alternatives d’un dilemme cornélien et absurde. C'est l’occasion pour les quatre adolescents d’aborder avec légèreté des questionnements existentiels. Et petit à petit, d'évoluer, de s’affirmer, parfois envers et contre tous.

Créée et réalisée par Lise Akoka et Romane Gueret, Tu Préfères est une websérie de 10 x 7 minutes centrées sur deux adolescentes de 16 ans, Djenaba (Fanta Kebe) et Shaï (Shirel Nataf), amies de longue date qui partagent tout et ne se quitte pas d'une semelle dans le quartier de la Place des Fêtes du 19ème arrondissement à Paris. Mais cette année, Djenaba a opté pour un lycée du 12ème arrondissement. Imperceptiblement, une distance se crée... Entre séances de chicha sur le toit de leur immeuble, virée à la piscine, au kebab ou au parc et séances de twerk devant la glace, les deux amies retrouvent Aladi (Mouctar Diawara) et Ismaël (Zakaria-Tayeb Lazab), deux garçons de leur cité. Agés de 16 ans, les principales préoccupations de la bande tournent autour des relations, du rapport à leur corps, aux interdits et à la religion, mais aussi à tout un tas de questions existentielles auxquelles ils répondent avec une bonne dose d'humour à travers leur éternel jeu de choix moral "tu préfères", les forçant à choisir entre deux options impossibles jusqu'à faire s'entrechoquer leurs idées et mettre en lumière leurs contradictions... mais aussi leurs désirs profonds, qui ne collent pas forcément à l'idée qu'ils se font de la "norme".

Tournée en quasi huis-clos, la série brille par ses dialogues, d'une grande spontanéité et laissant libre cours à l'improvisation de son casting d'acteurs et d'actrices pour la plupart débutants. On y entend un argot d'aujourd'hui, en constance évolution (qui donne lieu dans une séquence hilarante à l'invention du prénom "Krarina", mélange de Karine et de "crari", "faire genre", lorsque les filles tentent de vendre des gâteaux aux résidents de leur immeuble), aussi vivace que l'esprit des ados, qui exercent leur sens de la répartie et du clash comme un art. Si l'importance de la religion et les stétéorypes de genre donnent lieu à des débats parfois houleux entre les filles et les garçons, ils savent également faire preuve de sagesse et de recul sur le monde, et démontent sans effort les clichés en se révélant plus matures que les étiquettes d'ados issus des quartiers "sensibles" que l'on peut vouloir leur apposer.

Une série ado légère, joyeuse et moderne qui se regarde d'une traite, servie par un casting attachant et plein de naturel : après l'adaptation d'Amours solitaires, la webfiction d'Arte 2.0 s'annonce décidément pleine de promesses.

Beyoncé : son film-événement Black is King sortira sur Disney+

Quand Queen B débarque sur Disney+, forcément, ça fait du bruit ! Réalisé et produit par Beyoncé, le film évènement Black is King sera mis en ligne sur la plateforme dès le 31 juillet prochain. Une date à entourer d’un cercle rouge sur les calendriers de tous les fans de la superstar, puisque le long-métrage se décrit comme “un album visuel” inspiré de son disque The Lion King : The Gift, bande originale du live-action du Roi Lion. La reine de la pop doublait d’ailleurs la voix de Nala dans le film de Jon Favreau. Un an après la sortie de ce remake, Beyoncé est donc de nouveau sous les projecteurs de Disney avec ce projet inédit qui a nécessité pas moins d’une année de travail.

Destiné à tous les publics, Black is King est un récit initiatique rendant hommage au monde entier et à la richesse de l’identité noire. Conçu par des équipes techniques et artistiques issues du pluralisme et de la diversité, ce film suit le parcours d’un jeune souverain confronté à l’amour et à la trahison. “Guidé par ses ancêtres dans l’accomplissement de sa destinée, gardant en mémoire les préceptes de son père et les conseils de son amour d’enfance, le jeune lion acquiert peu à peu les vertus nécessaires pour réclamer un peuple et un trône indûment usurpés”, résume Disney+.

A travers cette quête d’identité et les leçons de vies intemporelles prodiguées par le père du héros, le spectateur est invité aux voyages des familles Noires à travers le temps. Un long-métrage qui a aujourd’hui un écho tout particulier et dont la résonance est manifeste, rythmée par les voix d’artistes tels que Childish Gambino, Kendrick Lamar ou encore Jay-Z. Entre spiritualité, optimisme, hommage et ôde au partage : Black is King “est l’affirmation d’un dessein : celui de la célébration de la résilience et de la culture noires à travers une incroyable richesse visuelle (...) Une histoire qui montre que même les personnes aux destins les plus brisés ont un don extraordinaire et un rôle à jouer dans le monde de demain”, comme le décrit Disney Plus. A découvrir dès le 31 juillet. 

Cette annonce suit de quelques jours la sortie surprise du morceau Black Parade, publié par la chanteuse le 19 juin dernier à l’occasion de Juneteenth, la fête célébrant l’émancipation des anciens esclaves aux Etats-Unis.