29 juin 2020

Tenet de Christopher Nolan : une nouvelle date de sortie française pour le film

La valse des dates se poursuit pour Tenet, le prochain film de Christopher Nolan. Attendu dans nos salles obscures mi-juillet avant de passer au 31, le thriller événement a finalement été repoussé du 12 août en raison des incertitudes liées à la situation sanitaire aux Etats-Unis. La branche française du studio vient aujourd'hui de confirmer que le film sortira le même jour en France, soit une semaine avant Mulan de Disney, annoncé ce midi au 19 août.

Cette sortie s'accompagnait d'une reprise d'Inception le 14 juillet. Le long-métrage - qui fête ses 10 ans cette année - sera finalement proposé dès le 29 juillet et sera accompagnée d'un message du réaliséateur et de 5 minutes d'extraits de Tenet.

Dans Tenet, John David Washington va tenter de sauver le monde avec pour seul indice le mot Tenet. Sa mission le projettera dans une dimension qui dépasse le temps. Pourtant, il ne s'agit pas d'un voyage dans le temps, mais d'un renversement temporel…

Mulan : une nouvelle date de sortie française

Annoncé au 25 mars avant d'être déplacé au 22 juillet, Mulan de Niki Caro vient de nouveau d'être repoussé en raison de l'épidémie de Covid-19. Ce week-end nous vous annoncions que la réinterprétation en live action du classique animé de Disney était décalée au 21 août aux Etats-Unis en raison des incertitudes liées à la situation sanitaire. The Walt Disney Company France vient de préciser que la sortie française du film serait également repoussée au mercredi 19 août. 

Porté par Yifei Liu, Donnie Yen, Jet Li ou encore Gong Li, le film  est basé sur le poème narratif chinois datant du IVème siècle, “La ballade de Mulan.” Le texte est à l’origine de la légende de cette héroïne partie à la guerre à la place de son père sans que personne ne sache - avant son retour - qu'elle est une femme.

Le Jouet sur France 3 : pourquoi ce film a-t-il été vécu comme un échec par Pierre Richard ?

Dans Le Jouet, un milliardaire et son jeune fils se baladent dans un grand magasin pour choisir un cadeau. Le choix de l'enfant se porte sur un journaliste, François Perrin, qui va être mis à sa disposition et devenir son jouet... A l’occasion de la diffusion de cette comédie sortie en 1976, retour sur son (relatif) échec commercial et la manière dont le rôle-titre, Pierre Richard, en a été affecté.

Scénariste à succès, Francis Veber se lance pour la première fois dans la réalisation avec Le Jouet. Il choisit de confier le rôle principal à Pierre Richard, l’interprète des deux films d’Yves Robert qu’il a écrits : Le Grand blond avec une chaussure noire (1972) et sa suite (1974). Pendant le tournage, l’enjeu principal est, pour le metteur en scène, de faire en sorte que l'acteur évolue dans son jeu :

"On a eu du mal au début, Pierre Richard et moi. Il jouait comique. Il courait en levant haut les genoux et bégayait ses répliques pour gagner en drôlerie. C’était le contraire de ce que je voulais. (…) Il comprenait mais il peinait à se débarrasser de ses tics. Il y est parvenu à force de travail et j’ai eu le bonheur de le voir passer de la peau d’un mime, d’un danseur et d’un clown, à celle d’un comédien."*

Au final, le tournage se passe bien. Si Le Jouet reste une comédie, le long métrage va plus loin en montrant qu’aucun jouet ne peut remplacer l'amour d’un père pour son fils. Une situation faisant clairement écho à la vie de Pierre Richard puisqu’il a souffert du manque d’affection de son papa. Par ailleurs, le film constitue une satire pertinente sur le pouvoir et l’argent.

Le Jouet sort en 1976, pendant les fêtes de Noël. Plusieurs productions prévues au même moment sont déprogrammées par peur de la compétition avec la comédie de Francis Veber. Au final, elle réalise 1,25 million d’entrées, un score très décevant. Pour Pierre Richard, cet échec est dur à avaler et la peur de devoir rester cantonné à des rôles comme celui du Grand blond se fait sentir.

Sept mois après, le comédien perd son père. La nuit précédant l’enterrement, il reste seul face au corps du défunt, en pleurant et en l'insultant, montrant à quel point il regrette de ne pas avoir obtenu sa reconnaissance. Le relatif échec du Jouet est ainsi d’autant plus fort pour Pierre Richard qu’il s’agit d’un film dont l'histoire est proche de ce qu'il a vécu pendant son enfance.**

Francis Veber est lui aussi touché par cet échec (surtout par rapport à certaines mauvaises critiques). Le cinéaste attendra quatre ans avant de repasser derrière la caméra : ce sera avec La Chèvre, emmené par Pierre Richard et Gérard Depardieu, qui est devenu le plus gros succès de l'année 1981 en France avec plus de 7 millions d'entrées.

Dark saison 3 sur Netflix : de quoi la série nous parle-t-elle vraiment ?

Attention, cet article contient des spoilers sur le contenu de la saison 3 de Dark !

Comme son générique, le sens profond de la série Dark met du temps à se dévoiler.  Les images qui le composent, rendues cryptiques par un effet de montage kaléidoscopique, deviennent au fur et à mesure du visionnage des clefs de compréhension de la série. Caractérisée par la complexité des liens de parenté entre ses personnages qui voyagent entre différentes époques (et différents mondes pour la saison 3), la série créée par  Baran bo Odar et Jantje Friese est avant tout une parabole universelle sur la notion de filiation et de déterminisme, la perte de l'être cher et l'amour plus fort que tout, au point d'abolir la notion d'espace et de temps. Alors que cette troisième et ultime saison, plus sombre que les précédentes, augmente encore d'un cran la densité des intrigues et des voyages spacio-temporels, elle s'achève sur une note bouleversante.

Pour sauver son fils et sa famille de l'accident de voiture qui leur coûte la vie, Tannhaus, le vieil horloger, cherche à faire l'impossible : remonter le temps, et échapper au déterminisme et à la fatalité. Mais sa tentative crée une faille qui condamne Winden à la destruction. Le fait que la ville soit anéantie encore et encore illustre le déterminisme de ses habitants, engoncés dans le quotidien morne d'une petite ville industrielle perdue en pleine forêt. Lorsque nous voyons le jeune Peter Doppler arrive à Winden pour la première fois (épisode 5 de la saison 3), il y fait la rencontre de la tout aussi jeune Charlotte à un arrêt de bus. Si le spectateur sait qu'ils deviendront mari et femme, l'adolescente met en garde le nouvel arrivant : "Winden est un trou noir. Une fois là-bas, on en ressort pas." Dans cette ville terne où tout le monde se connaît, et où les jeunes trompent leur ennui en trafiquant dans la forêt, chaque famille subit le poids des secrets et des erreurs du passé. Que l'on se situe au début du siècle ou dans sa réalité alternative, Winden est comme une chappe de plomb qui s'abat sur le destin de ses habitants et les empêche de fuir, ou d'aspirer à autre chose que la voie qu'ils pensent être tracées pour eux. Si les époques changent, les lieux et les actions des habitants restent immuables. Mais dès lors que l'on connaît son passé, et qu'on sait qu'il influence le futur (et que le futur influence le passé, comme le mantra de la série Dark le dit), n'est-il pas possible de tracer une nouvelle voie ?

L'une des phrases clef de cette saison est "la fin est le début, et le début est la fin." Chaque événement de la série est intrisèquement lié à une action passée, que ce soit celle produite ou vécue par un personnage dans sa jeunesse où les conséquences des actions de leurs aînés sur leur futur. Si on prend l'exemple d'Hannah (dont le prénom est un palindrome, un mot qui peut se lire dans les deux sens), celle-ci est constamment malheureuse avec les hommes, qu'il s'agisse du père de Jonas ou d'Ulrich. Et même lorsqu'elle se retrouve dans le passé à avoir une liaison avec Egon Tiedemann, ou dans une réalité alternative où elle vit avec Ulrich après qu'il se soit séparé de Katharina et attend un enfant de lui, elle est systématiquement rejetée ou trompée, victime de la répétition du noeud temporel qui mène fatalement à l'explosion de la centrale de Winden en 2020, et au déclenchement de l'Apocalypse.

Après deux saisons à suivre les consignes du futur Jonas et d'Adam, puis de la future Martha, Jonas va finalement comprendre que le seul moyen pour lui de sauver Winden va être de ne pas faire ce qu'on attend de lui, et de cesser de reproduire les erreurs de ses aînés. La volonté de rompre le noeud symbolise ainsi le fait d'échapper au poids de l'héritage et des traditions, et de ne pas se contenter d'une vision fataliste du futur auquel il ne peut échapper. A travers l'écoulement de la matière noire qui condamne Winden suite à l'explosion de la centrale, on peut lire dans Dark à la fois l'incarnation de la menace du nucléaire et de la corruption des élites (et une référence indirecte à la catastrophe de Tchernobyl), mais aussi un message écologique plutôt optimiste pour les jeunes générations : même si les actions de nos aînés semblent nous condamner, il ne faut jamais cesser de se battre pour des jours meilleurs.

La quête de Jonas est symbolisée par Saint Christophe, saint patron des voyageurs qui l'accompagne partout sous la forme d'un médaillon. Pendant toute son existence, il aura comme ultime but de sauver Winden; mais au fil des épreuves et des voyages temporels, son espoir se transforme en fatalisme. Un fatalisme qui se révèle être incarné par Eva, la future Martha : pour elle, le noeud temporel ne peut être brisé, il faut préserver le cycle à tout prix, quitte à perpétuer la souffrance et la mort. Le salut des habitants de Winden vient finalement de Claudia, le "diable blanc", qui n'a jamais perdu espoir de sauver la vie de sa fille Regina, atteinte d'un cancer. Jonas, Claudia ainsi que Martha finiront par comprendre que le salut de Winden et de leurs proches réside dans une solution terrible : celui d'annuler leur propre existence.

Cet aspect sacrifiel fait écho à la figure christique, renforcée par le duo formée par Adam et Eva en référence au mythe fondateur, illustré dans la série par le célèbre tableau de Lucas Cranach l'Ancien et par le fait que la matière noire permettant de voyager dans le temps soit appelée "la particule de Dieu" par le vieux Jonas. Mais alors, pourquoi les deux héros sont-ils condamnés à un amour impossible ?

Tout d'abord, Jonas et Martha sont liés par erreur. La boucle cosmique qui les unit leur donne un lien de parenté : Noah est le frère d'Agnès, qui est la grand-mère d'Ulrich. Ulrich est le père de Mikkel, qui s'avère être devenu le père de Jonas... Et fait donc de Martha sa tante.  Leur union (incesteuse, donc) dans la saison 3 donne naissance à "l'origine" (die Ursprung en allemand), un fils, dont la mission est de perpétuer le noeud qui condamne Winden et ses habitants à l'apocalypse, en faisant disparaître certains protagonistes clefs qui pourrait mettre en péril la répétition des événements. Une union tragique qui, malgré la puissance de l'amour que se portent Jonas et Martha, doit être anéantie.

Ensuite, le destin de Martha et Jonas est traduit par la métaphore du fil d'Ariane, à laquelle la série fait plusieurs références (Jonas suit un fil rouge qui le guide dans la grotte en saison 1, et les deux version de Martha jouent le rôle d'Ariane dans la pièce de théâtre du lycée de Winden.) Dans la mythologie grecque, Ariane permet à son amant Thésée de s'enfuir du labyrinthe du Minotaure grâce au fil qu'elle y a déroulé.

En revanche, le mythe possède plusieurs fins alternatives souvent méconnues, dans lesquelles Thésée abandonne ensuite Ariane sur une île, conséquence du châtiment des dieux. On peut voir dans la conclusion de Dark une forme de clin d'oeil à Ariane et Thésée, qui triomphent ensemble du Mal mais voient leur amour sacrifié au nom d'une fatalité divine qui les dépasse. Dans Dark, Jonas et Martha finissent par comprendre grâce à Claudia que leur existence est une erreur dans la boucle temporelle créée par Tannhaus. S'ils parviennent à rompre le noeud, la ville et ses habitants seront sauvés, mais leur existence, qui dépend de cette erreur, sera annulée.

Cette issue digne d'une tragédie grecque permet aux trois folles saisons de Dark de converger vers une conclusion intime et douce-amère, qui surprendra peut être, mais qui marquera indéniablement le monde des séries par l'ambition de son concept : celui d'amener le grand public à une réflexion philosophique sur l'espace-temps.

Marvel : Anthony Mackie critique le manque de diversité

Avec Nick Fury et War Machine, le Faucon joué par Anthony Mackie a fait partie des premiers héros Noirs du Marvel Cinematic Universe. Même si, comme ceux respectivement incarnés par Samuel L. Jackson et Don Cheadle, son personnage est secondaire dans les intrigues. Une donnée qui est sur le point de changer grâce à une future série produite par Disney+ : "Lorsque The Falcon and the Winter Soldier sortira, j'en serai l'acteur principal. Dans Snowpiercer, tu l'es", explique le comédien lors d'une conversation avec Daveed Diggs au sein du podcast Actors on Actors de Variety. "Nous avons le pouvoir et la possibilité de soulever ces questions", poursuit-il en évoquant la diversité.

Ou plutôt son absence : "Cela m'ennuie d'avoir fait sept films Marvel sur lesquels chaque producteur, chaque réalisateur, chaque cascadeur, chaque costumier, chaque assistant de production… N'importe quelle personne était un Blanc." Vu récemment dans la saison 2 d'Altered Carbon sur Netflix, le comédien critique ensuite la façon dont Black Panther a fait l'inverse de ce dont il a été témoin depuis ses débuts dans Captain America - Le Soldat de l'hiver : "Sur Black Panther, vous avez un réalisateur Noir [Ryan Coogler], un producteur Noir [Nate Moore], une responsable des costumes Noire [Ruth E. Carter], un coordinateur des cascades Noir. Mais moi je me dis que c'est plus raciste qu'autre chose. Car si vous n'engagez que des Noirs pour faire un films de Noirs, êtes-vous en train de dire qu'il ne sont pas assez bons pour travailler avec un casting majoritairement Blanc ?"

Alors qu'il conclut en précisant qu'il faut simplement "embaucher la meilleure personne pour un poste", sans tenir compte du genre ni de la couleur de peau, la Phase IV du Marvel Cinematic Universe pourrait apporter quelques évolutions. C'est en tout cas ce qui est régulièrement annoncé, et la productrice Victoria Alonso en parlait dans une session de questions-réponses sur Reddit en mai 2019 : "Nous travaillons activement pour rendre notre univers aussi diversifié et inclusif que nous le pouvons." Malgré un coup d'envoi légèrement repoussé à cause de pandémie de coronavirus qui a impacté Hollywood, la Maison des Idées sortira bientôt un long métrage porté par une super-héroïne et réalisé par une femme (Black Widow de Cate Shortland, le 28 octobre), The Eternals de Chloé Zhao avec son casting multiracial (10 février 2021) ou encore Shang-Chi de Destin Daniel Cretton et sa distribution majoritairement asiatique (5 mai 2021). Sans oublier Black Panther 2, toujours signé Ryan Coogler (4 mai 2022), ou The Falcon and the Winter Soldier, première série du MCU produite pour Disney+, et dont Anthony Mackie sera l'acteur principal.

Un show dont le lancement était initialement prévu pour le mois d'août, mais le coronavirus a peut-être changé la donne, surtout que les prises de vues n'ont repris qu'en mai. Les amis de Captain America ne devraient toutefois pas tarder.

George A. Romero : un film perdu depuis 46 ans pourrait enfin sortir

Dès son premier film, La Nuit des morts-vivants, sorti en 1968, George A. Romero a su marquer au fer rouge l'histoire du cinéma d'horreur et d'épouvante. Les années suivantes, le cinéaste enchaîne les projets. Entre Season of the Witch, réalisé en 1972, et La Nuit des fous vivants, en 1973, il avait mis en boîte un autre long métrage, The Amusement Park, dans le plus grand des secrets. L'œuvre, perdue depuis, avait été retrouvée en 2018 par l'écrivain Daniel Kraus. L'auteur, qui sortira prochainement The Living Dead, le roman inachevé du réalisateur, décrit le film comme une "révélation" : "À l'exception de La Nuit des morts-vivants, The Amusement Park est probablement son film le plus effrayant."

"Le professeur et expert Tony Williams, qui a vu le film il y a trente ans, a écrit : 'Ce film est bien trop puissant pour la société américaine... Il doit rester sous clé et ne jamais voir la lumière du jour', écrit Daniel Kraus dans ses tweets datant du 11 novembre 2018. Le film n'a jamais été rendu public. Les personnes qui l'ont financé n'auraient jamais accepté. Et ce n'est pas étonnant. C'est infernal. De toute sa longue carrière, à pointer du doigt les institutions américaines, jamais George A. Romero n'a été aussi sans pitié."

La compagnie américaine Yellow Veil Pictures a, par la suite, acheté les droits du film dans l'objectif de le restaurer et cherche actuellement des distributeurs pour une éventuelle sortie au cinéma. La veuve du metteur en scène, Suzanne Romero, explique que "bien que The Amusement Park ne soit pas réellement un film d'horreur, c'est l'œuvre la plus terrifiante de George A. Romero." Selon elle, le réalisateur aurait laissé derrière lui entre quarante à cinquante scripts qui n'ont pas été portés à l'écan.

The Expanse : Cas Anvar (Alex Kamal) accusé d'agressions sexuelles

L'acteur canadien Cas Anvar, connu pour interpréter le pilote Alex Kamal dans la série The Expanse, est accusé d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel par un certain nombre de femmes sur Twitter. Ces messages ont conduit l'auteur des romans The Expanse, Daniel Abraham (qui écrit sous le pseudonyme de James S. A. Corey) à réagir rapidement sur le réseau social, en précisant que le studio de production avait été prévenu de la situation et qu'une enquête interne avait été ouverte (une décision validée par le showrunner de The Expanse, Naren Shankar) :

Cas Anvar est l'un des acteurs principaux de The Expanse, présent depuis les débuts de la série. Il joue depuis 4 saisons Alex Kamal, un ancien pilote pour l’armée martienne passionné de vaisseaux spatiaux. Avant cela, il avait incarné Dodi Al-Fayed dans le biopic consacré à Lady Di avec Naomi Watts sorti en 2013. The Expanse a été renouvelée pour une cinquième saison. La présence de Cas Anvar y est donc encore incertaine.

L'enquête est menée via un "cabinet indépendant" et "tout le monde est dédié à faire toute la vérité mais ils ont besoin d'un peu de temps pour faire leur travail", assure Abraham, qui ajoute (via Deadline) : "si je peux me permettre, un immense merci à celles qui ont été assez courageuses pour nous informer de cela. Nous vous entendons. Cela attire l'attention et les efforts que de telles accusations méritent. Ma réputation est en jeu."

Sleepy Hollow : Nicole Beharie (Abbie) révèle les vrais raisons de son départ 4 ans après

La série mi-policière mi-fantastique Sleepy Hollow a duré 4 ans sur la chaîne FOX et a connu, lors de sa 4e saison, un mini reboot qui déplaçait d'ailleurs l'action dans une autre ville. Un choix étrange qui faisait suite au départ de son actrice principale, Nicole Beharie, et à des réductions budgétaires drastiques. 4 ans plus tard, la comédienne revient sur cette période difficile, qui a marqué sa carrière, dans les colonnes du New York Times. 

Tout a commencé avec une infection immunitaire : "Ma co-star (Tom Mison) et moi avons été malades au même moment mais nous n'avons pas été traités de façon égalitaire. Il a été autorisé à retourner en Angleterre pour se reposer un mois, tandis que l'on m'a demandé de tourner l'épisode 9 sans lui. Alors je me suis exécutée et à la fin du tournage, j'étais dans un état grave qui nécessitait une prise en charge rapide. Tous les médecins, y compris ceux envoyés par le studio, confirmaient la même chose, que je ne pouvais plus travailler à ce moment-là." 

Le tournage a donc été interrompu deux semaines et des vérifications sur son état étaient faites chaque jour "afin d'être bien certains que j'étais vraiment malade" dit-elle. Les médecins ont de nouveau insisté pour qu'elle puisse se reposer davantage mais "ce n'est pas ce que la production voulait entendre". Une véritable pression a alors été exercée sur elle : "Des tas de gens comptent sur moi pour vous relever et rependre le travail. Il m'a fallu quelques années pour comprendre que ce n'était pas personnel, que c'est le système qui veut ça." 

Elle considère toutefois avoir été victime d'une forme de discrimination : "J'ai eu beaucoup de mal à en parler à l'époque, parce que je voulais pouvoir retrouver du travail. Mais rapidement, j'ai été considérée comme problématique et blacklistée par certaines personnes. Je me dis parfois qu'il y a des gens qui ont eu du mal à accepter que je n'allais pas bien mais que j'étais aimée par le public. J'aurais pensé qu'ils me soutiendraient. Mais tous les gens de couleur sur cette série étaient considérés comme dispensables et finalement abandonnés." L'acteur Orlando Jones avait aussi été remercié après deux saisons. Quant à Beharie, elle n'a plus obtenu de rôles principaux depuis. 

ADN, Wakanim, Crunchyroll : les animés du 29 juin au 6 juillet

Shonen Maid (ADN)

Adapté du manga éponyme du mystérieux Ototachibana, Shonen Maid nous entraîne dans le quotidien peu commun du jeune Chihiro Komiya, devenu homme de ménage dans le manoir de son oncle farfelu après la mort soudaine de sa mère. « On ne juge pas un livre à sa couverture » est sans aucun doute l'expression parfaite pour définir cette série qui, avec un synopsis aussi léger et une animation toute simple, peut paraître banale au premier abord. Néanmoins, l'anime trouve sa force dans sa réalisation soignée et dans les thématiques qu'il aborde comme le deuil et la complexité des relations familiales. Les personnages, tous aussi différents qu’attachants, évoluent et tissent des liens au gré d'épisodes pleins de bons sentiments et de sincérité. Quelques touches d'humour bienvenues s'ajoutent à cette ambiance dramatique, et équilibrent à merveille l'ensemble de la série. Un slice of life sans prise de tête, parfait pour se détendre et réchauffer les coeurs.

Bungo Stray Dogs (Crunchyroll)

Atsushi Nakajima, orphelin vagabond, voit sa vie bouleversée le jour où il sauve un homme d'une tentative de suicide. Ce dernier, membre d'une Agence de Détectives aux pouvoirs fantastiques, lui propose alors de rejoindre leurs rangs. Tel est le scénario mystérieux de Bungo Stray Dogs, proposé par le mangaka Asagiri Kafuka et adapté en série depuis 2016 par les studios Bones, dont la qualité d'animation n'est plus à prouver (Fullmetal Alchemist : Brotherhood, My Hero Academia…) Cet anime qui mêle à la fois enquêtes et surnaturel se distingue tout particulièrement par sa palette de personnages hauts en couleurs et l'origine de leur création. En effet, chacun s'inspire d'un auteur de la littérature japonaise, dont il porte le nom. De quoi s'instruire et se divertir en même temps, puisque la série de 3 saisons ne manque pas d'humour, ni d’intrigues toujours plus étonnantes. Ajoutez à cela son rythme haletant et sa dimension psychologique bien travaillée, et c'est l'oeuvre parfaite pour se lancer dans le genre seinen.

Born to Be On Air ! (Wakanim)

Principalement actif dans le drame historique, Samura Hiroaki, auteur de la célèbre série de mangas L'habitant de l'infini, revient dans un tout autre registre avec Born to be on air. Cette comédie sur fond musical raconte l'histoire de Minare Koda, une jeune serveuse attristée par sa récente rupture. Alors qu’elle peste contre son ex-petit ami auprès d'un journaliste, ce dernier l’enregistre et diffuse sa diatribe à la radio. D'abord furieuse, Minare y trouve une occasion en or de rentrer dans le milieu. C'est la comédie rafraîchissante de ce printemps 2020 ! L’héroïne, forte et décalée, nous entraîne dans les coulisses de l'animation radio avec humour. Et malgré ses situations parfois rocambolesques, l'anime reste criant de réalisme, notamment grâce à l’âge de ses protagonistes. Tous trentenaires ou plus, les problématiques soulevées par la série, comme l’argent, le sexe et le travail, parleront à un public mature sans pour autant alourdir l'ambiance. Efficace et décomplexé !

Sakura Wars (Wakanim)

Sakura Wars nous emmène en 1941. Les jours paisibles sont de retour à la capitale impériale de Tokyo. Lorsque Kamiyama Seijuro, chef de la Brigade des Fleurs de la troupe impériale est transféré en Europe, Sakura Amamiya est promue cheffe adjointe. Plus tard, lors d’un passage au Japon, Kamiyama rend visite à la Brigade des Fleurs accompagné d’une jeune inconnue, Clara, unique survivante de la troupe de Moscou, anéantie lors d’un terrible accident. Elle est alors confiée à Sakura et au reste du groupe, qui la prendront sous leur aile en tant qu’apprentie. Mais pendant ce temps, un groupe prétendant être la troupe de Moscou apparaît soudainement à la capitale impériale... Qui est donc cette Clara originaire de Moscou ? Mais surtout, que vient faire au Japon la troupe de Moscou supposée anéantie ? Un nouveau combat commence pour la Brigade des Fleurs de la troupe impériale ! Basée sur la série de jeux vidéo du même nom, cette série animée ultra dynamique et bourrée d'action est un régal. L'intrigue se situe 14 ans après les événements de Sakura Taisen, l'animé diffusé au début des années 2000, et dépoussière le genre avec brio, mélangeant les styles méchas, samouraï et steampunk !

Tsugomomo (Crubchyroll)

Le bien le plus précieux que possède Kazuya Kagami est une obi, une ceinture de kimono laissée par sa défunte mère. Mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle renferme une ravissante jeune fille, Kiriha, qui le suit désormais partout où il va afin de le protéger des mauvais esprits. Ajoutez à cela une sœur ultraprotectrice, une prêtresse introvertie et une sorcière aguicheuse, et Kazuya aura bien du mal à vivre comme n’importe quel autre lycéen ! Tsugumomo est un animé rafraîchissant qui vaut le coup d'oeil pour son humour et la relation entre ses deux personnages principaux, hyper attachants ! Une petite pépite dont la saison 2 vient de débarquer sur Crunchyroll.

28 juin 2020

Shake It Up sur Disney+ : la série qui a révélé Zendaya

Disponible sur Disney+, Shake It Up ! est une série pour jeunes adultes qui a révélé les actrices Bella Thorne et Zendaya. Elles incarnent respectivement Cece et Rocky, deux jeunes adolescentes habitant à Chicago et rêvant de devenir danseuses professionnelles. A force de persévérance, Cece et Rocky sont choisies pour intégrer la célèbre émission Shake It Up Chicago et danser sur le plateau. Malgré des personnalités totalement différentes, Rocky et Cece profitent de leur solide amitié pour exercer leur passion et espérer être propulsées par l’émission.

La série suit les deux jeunes filles dans leur quotidien, tant à l’école que dans l’émission Shake It Up Chicago où la concurrence est rude avec d’autres jeunes prodiges très ambitieux. Drôle, rythmée et haute en couleur, Shake It Up ! Donne aux petits et grands une furieuse envie de danser devant sa télévision grâce à l’énergie débordante des deux actrices très impliqués. Ces dernières partagent beaucoup de points communs avec leurs personnages : Bella Thorne étant dyslexique comme Cece et Zendaya étant végétarienne comme Rocky.

Si Bella Thorne s’est illustrée par la suite dans des films mineurs, exception faite d’Assassination Nation de Sam Levinson, la carrière de Zendaya a explosé après son expérience dans Shake It Up ! Dès la fin de la série en 2013, la jeune actrice continue de graviter dans l’univers Disney en tournant dans d’autres shows populaires de la firme et obtient même de 2015 à 2018 sa propre série nommée Agent K.C.. Après avoir prêté sa voix à quelques films d’animation, Zendaya est choisie pour incarner MJ dans les nouveaux films Spider-Man porté par Tom Holland. Ce rôle lui ouvre de nouvelles perspectives et l’actrice apparaît en parallèle dans le film The Greatest Showman. La série HBO Euphoria dont elle tient le rôle titre confirme son talent et on la retrouvera d’ici la fin d’année dans le remake de Dune de Denis Villeneuve.