04 octobre 2023

Beckham sur Netflix : le footballeur le plus célèbre du monde se livre comme jamais dans un documentaire

Son nom est connu de tous, et pourtant beaucoup ont tendance à oublier quel immense footballeur David Beckham a été. Capitaine de l’Angleterre, vainqueur du triplé historique avec Manchester United en 1999, membre des Galacticos du Real Madrid, six fois champion de la Premier League et même vainqueur de la Ligue 1 lors de son ultime saison en 2013 avec le PSG.

Désormais propriétaire de l’Inter Miami F.C., David Beckham prospère comme président de club depuis l’arrivée sous ses couleurs d’un certain Lionel Messi. L’après-football n’aurait donc pas pu mieux se dérouler pour le natif de Londres, désormais totalement reconverti en homme d’affaires à succès et icône mondiale de la mode.

Évoquer la carrière de "Becks", c’est également revenir sur sa relation avec l’ex-Spice Girl Victoria Adams. Vie personnelle et vie professionnelle n’ont jamais cessé de s’entremêler chez David Beckham, au grand dam de son mentor Alex Ferguson dont les disputes à répétition ont entraîné une irrémédiable brouille et un transfert douloureux vers le Real Madrid en 2003.

La série Netflix consacrée à l’emblématique footballeur anglais dresse forcément un portrait élogieux du joueur, mais également de l’homme, en insistant sur son lien fusionnel avec son épouse Victoria et leurs quatre enfants. Mais le programme n’évite pas pour autant les aspects les plus sombres de la vie de Beckham.

Notamment son expulsion lors de la Coupe du Monde 98 suite à un mauvais geste sur l’Argentin Diego Siemone, qui fit de lui l’ennemi public numéro 1 en Angleterre pendant de longues années. Ou encore ses aventures extra-conjugales qui ont fait la une des tabloïds durant l’été 2003.

Les quatre épisodes sont réalisés par Fisher Stevens, documentariste lauréat d’un Oscar pour le long métrage The Cove qu'il a produit, mais également acteur notamment apparu dans les séries Friends (dans le rôle du petit-ami psy insupportable de Phoebe) et Succession (dans le rôle d’Hugo Baker, le conseiller communication de Logan Roy).

Récit paradoxal d’un homme au destin exceptionnel mais resté attaché au goût des choses simples (à moins qu’il ne s’agisse d’une stratégie de communication ?), la série documentaire David Beckham retrace avec nostalgie tout un pan de l’histoire du football du début des années 2000.

Les fans les plus inconditionnels du ballon rond apprécieront également l’intervention d’iconiques représentants de cette époque : Luis Figo, Ronaldo, Rio Ferdinand, Eric Cantona ou encore Gary Neville, mais également Alex Ferguson ou encore Florentino Pérez.

Davantage plaisante à regarder que véritablement addictive, cette série en quatre épisodes s’inscrit dans la lignée des documentaires sportifs produits par Netflix, au même rang que les séries Formula 1 : Pilotes de leur destin et Tour de France : Au cœur du peloton, ou encore l’extraordinaire The Last Dance consacrée à Michael Jordan et aux Chicago Bulls.

La série documentaire David Beckham est à retrouver dès à présent en exclusivité sur Netflix.

TikTok : le film Lolita Malgré Moi diffusé en 23 parties, est-ce le début d'une nouvelle tendance ?

Hier, comme chaque 3 octobre, c'était le "Mean Girl Day", en référence à une célèbre scène du film - en français titré Lolita malgré moi - qui voit Aaron demander à Cady (Lindsay Lohan) la date du jour. Elle lui répond : "le 3 octobre" et cela marque un moment important pour elle car c'est à partir de là qu'elle commence à lui parler "de plus en plus".

Pour fêter ce jour particulier, le compte TikTok officiel du film, supervisé par le distributeur Paramount Pictures, a mis en ligne hier à ses 132 700 abonnés l'intégralité du long métrage gratuitement ! Cela n'est plus disponible à l'heure de ces lignes, puisque l'offre était limitée au seul 3 octobre.

Mais TikTok imposant une durée de vidéo courte, la comédie Lolita malgré moi, d'une durée de 1h38, a dû être coupé en 23 parties d'une durée variable, certaines longues d'à peine 45 secondes et d'autres de plus de 8 minutes.

Reste à savoir si ce genre de diffusion de film entier "à la découpe" est amenée à se reproduire. En effet, si le format d'origine du film a été respecté, les spectateurs étaient contraints de le voir de façon évidemment décousue et surtout en format vertical, avec l'image en très petit.

Si la vision de films et séries sur téléphone est aujourd'hui entrée dans les mœurs, le démontage d'un film en 23 parties et sa vision dans des conditions encore moindre en qualité resteront-ils liés à des événements exceptionnels comme le "Mean Girl Day" ou sont-ils amenés à se reproduire ? La question se pose.

Car si le nombre de visionnages a explosé sur Paramount grâce à cette pratique, rien ne dit que la firme ne pourrait pas la démocratiser. Sauf que les films n'ont pas été initialement pensés par leurs fabricants pour être vus sur un écran minuscule (format vertical oblige) et en 23 parties. Ceci pourrait devenir un sujet de discorde potentiel entre les faiseurs de films et leurs distributeurs.

Mais les usages changent, et l'essentiel n'est-il pas que les films soient vus et peu importe dans quelles conditions ? Les parents du jeune public de TikTok n'ont-ils pas été biberonnés à des VHS de qualité douteuse, avec des films recadrés et des durées tronquées ? Était-ce si éloigné d'un film mis en ligne au bon format et en intégralité mais à la découpe sur TikTok ? Le débat est lancé !

Si vous souhaitez voir ou revoir Lolita malgré moi en format horizontal, avec une qualité d'image assurée et en une fois, rendez-vous sur Paramount+.

Mort de Jean-Pierre Elkabbach à l’âge de 86 ans

Il avait soudainement disparu de l’antenne le 24 octobre 2019. Il avait fallu que Le Parisien lui consacre un article le 7 novembre de la même année pour connaître la raison de l’absence inquiétante du journaliste de CNews. Opéré à la suite d’une colique néphrétique, Jean-Pierre Elkabbach se reposait chez lui, entouré de ses proches. À l’époque, son entourage se voulait rassurant : « Il va bien et se repose chez lui depuis huit jours [...]. Je ne sais pas quand il reprendra mais, à ma connaissance, rien ne s'y oppose ». Un ton rassurant que le journaliste, lui-même contacté, avait aussi employé : « Je reviendrai ». S’il est bel et bien revenu à l'antenne en 2021 sur Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach est décédé ce mardi 3 octobre l'âge de 86 ans, comme l'a annoncé Paris Match. Visage emblématique de l’information, il a officié tout au long de sa carrière sur les plus grandes chaînes françaises, mais aussi à la radio, où il a marqué pendant longtemps les auditeurs d’Europe 1.

Pour Jean-Pierre Elkabbach, tout a commencé le 23 septembre 1937 à Oran, en Algérie. La mort de son père, Charles Elkabbach, le 3 octobre 1949 est un véritable choc pour le jeune adolescent, qui fait alors la promesse de rendre son nom célèbre. Jean-Pierre Elkabbach part pour Paris après son baccalauréat. Il poursuit ses études à l’Institut français de presse, à l’Institut d’études politiques et aussi à la faculté des lettres de la capitale. Un cursus qui lui permet dès l’été 1960 de démarrer sa carrière à Radio Alger en tant que stagiaire. Il travaille ensuite à l’ORTF jusqu’en 1968 avant de devenir en 1970 le présentateur du journal télévisé de la première chaîne. Deux ans plus tard, il reprend ce rôle sur la deuxième chaîne de l’ORTF jusqu’en 1974. Cette année-là, il revient à la radio, d’abord en tant que présentateur à France Inter, dont il deviendra rédacteur en chef l’année suivante, en 1975. Il revient en 1977 à la télévision, en devenant le directeur de l’information d’Antenne 2. Jean-Pierre Elkabbach y anime plusieurs émissions jusqu’en 1981. Une période notamment marquée par un clash avec le secrétaire du Parti communiste, Georges Marchais, qui lui dira à l’antenne la célèbre phrase : « Taisez-vous, Elkabbach ! » Un conseil qu’il n’a jamais appliqué...

En 1981, Jean-Pierre Elkabbach rejoint Europe 1. C’est le début d’une longue histoire entre le journaliste et la radio, dont il deviendra directeur général adjoint en 1988. Au début des années 90, il revient une nouvelle fois à la télévision, en présentant des émissions pour France 2 et France 3. En décembre 1993, Jean-Pierre Elkabbach devient le président des deux chaînes qui deviennent France Télévisions. Un poste qu’il est forcé de quitter en 1996. En 1999, le journaliste devient président de la chaîne parlementaire Public Sénat. Il fait également son retour chez Europe 1. Il anime notamment L’invité du matin jusqu’en juillet 2000 puis est nommé par Arnaud Lagardère président de la radio en 2005. C’est le début des ennuis pour Jean-Pierre Elkabbach, qui sera accusé à plusieurs reprises d’être partial avec son ami Nicolas Sarkozy, notamment lors de la campagne présidentielle de 2007. Remplacé à la présidence d’Europe 1 en juin 2008, il continue son entretien à la matinale de la radio jusqu’en décembre 2016. À 79 ans, il rejoint alors CNews, la chaîne d’information de Vincent Bolloré, dont il était devenu l’un des visages incontournables ces dernières années. Jean-Pierre Elkabbach était marié depuis 1974 à l’écrivaine Nicole Avril. Le journaliste a également eu une fille, l’actrice Emmanuelle Bach, née en 1968 d’une précédente union.

03 octobre 2023

Jeremstar interpellé à la Fashion Week, il révèle la réaction des policiers à sa protestation

Jeremstar au cœur d'une polémique. Pendant de nombreuses années, Jérémy Gisclon s'est fait connaître grâce à ses interviews des candidats de télé-réalité. Le jeune homme dans son bain a bien grandi, et Jeremstar est dorénavant professeur au sein d'une école de commerce, l'INSEEC, au cœur de Paris. Mais s'il est moins extravagant, il n'a pas dit son dernier mot. Lundi 2 octobre 2023, il s'est confronté face aux forces de l'ordre. En effet, il a participé à une manifestation à Paris durant le défilé Louis Vuitton, organisé pour la célèbre Fashion Week. L'influenceur a choisi de se faire entendre pour dénoncer l'utilisation des peaux d'animaux pour leurs créations.

C'est une pancarte à la main, avec le visage entièrement recouvert d'un liquide rouge et une tenue imitée en peau de serpent, que Jeremstar a protesté à Paris, pour s'engager contre la souffrance animale. Rapidement, il a été évacué par les forces de l'ordre. Invité de Touche pas à mon poste dans la soirée du lundi 2 octobre, l'influenceur est revenu sur cette arrestation : "Je pense que mon petit problème n’est rien par rapport à ces animaux qui sont pendus vivants, dépecés, gonflés d’eau et d’air pour faire des sacs à main de conna*ses", a-t-il expliqué. Quelques heures plus tard, il a raconté les dessous de son arrestation... Mais pas que.

Après son passage télévisé, durant lequel il s'est légèrement accroché avec Géraldine Maillet, Jeremstar a brisé une nouvelle fois le silence sur son compte Instagram. Ce dernier a publié une vidéo récapitulative dans laquelle on peut découvrir son arrestation en images. Porté par trois hommes et menotté ensuite, il déclarait dans les rues parisiennes : "Louis Vuitton a du sang sur les mains. Nous demandons à la marque d'arrêter l'exploitation et la souffrance des crocodiles". Si des rumeurs évoquaient une garde à vue pour Jeremstar, ce dernier a formellement démenti l'information : "Je vais bien et je n'ai absolument pas fait de garde à vue ni été poursuivi. Ça dérangeait juste pour leur image", a-t-il révélé.

Et de poursuivre en expliquant ne pas être contre l'idée de retourner manifester pour la défense des animaux : "Je ne regrette pas mon action et les policiers ont finalement tout à fait compris la démarche et l'ont même soutenue. J'ai d'ailleurs le droit d'en refaire puisque ce n'est pas illégal", a-t-il conclu, sur son réseau social.

Sophie Tapie bouleversée par « ces signes » qui lient son enfant à naître à Bernard Tapie

La famille de Bernard Tapie fait un peu parler d'elle en ce moment, à son corps défendant. Le 13 septembre dernier Netflix a mis à l’honneur Bernard Tapie, une série écrite par Tristan Séguéla et Olivier Demangel, qui se promène en équilibre entre fiction et réalité pour raconter l’ascension de l'homme d'affaires controversé. Si le public s'avère friand ce n'est pas le cas des proches de Bernard Tapie, pour qui le projet est une trahison de l'homme. Malgré la douleur que lui cause la série, Sophie Tapie garde le sourire. Il y a quelques semaines la ravissante blonde a en effet révélé au travers d'une courte story qu'elle attendait un heureux évènement avec Baptiste Germain le rugbyman qui fait battre son cœur depuis un an déjà. "Gerpies +1" a-t-elle simplement déclaré le 2 septembre dernier en légende d'un cliché de son joli baby bump déjà bien rond.

Si elle n'a pas donné plus d'informations sur cette grossesse, sa mère Dominique Tapie n'a pu s'empêcher d'évoquer son bonheur de future grand-mère dans les colonnes de Gala le 20 septembre dernier, révélant que sa fille s'apprêtait à voir la vie en bleu. Sophie Tapie accueillera "un petit garçon qui naîtra en février et sera donc Verseau, comme son grand-père" a-t-elle confiée ravie de bientôt faire connaissance avec son 10e petit-enfant.

Ce 3 octobre sur Instagram, impossible pour la future maman, de ne pas avoir une tendre pensée pour son père disparu ce jour, il y a deux ans. En légende d'un portrait noir et blanc de ce dernier elle écrit, s'adressant directement à lui : "Singé ou imité mais jamais égalé. Que veux-tu ? Tu passionnes tellement. Quelle fierté pour moi que de savoir qu’un peu de toi viendra agrandir la famille, en ajoutant des dates et des similitudes qui pourraient être perçues comme des signes."

Et d'ajouter avec émotion "Ce qui est certain c’est que les empreintes que tu as laissées ne font que grandir, et je ne remercierai jamais assez les gens de leurs sourires et de leur soutien immense. Nous avions l’amour des autres en commun, alors merci de me l’avoir transmis aussi. Je t’aime toujours aussi fort, et je suis certaine que tu es là, pas loin". Des mots d'amour et d'espérance.

Mort de Veronika Varga : l'actrice franco-hongroise est décédée à l'âge de 54 ans

Le monde du cinéma français est de nouveau en deuil. Lundi 2 octobre 2023, l'actrice Caroline Proust, qui tient le rôle du capitaine Laure Berthaud dans la série Engrenages, a annoncé la triste disparition de sa collègue, Veronika Varga. Elle écrit avec émotion : "Veronika Varga que j'avais perdu de vue et avec qui j'étais en discussion passionnante depuis deux ans. Elle est partie comme ça d'un coup et c'est épouvantable. Toutes mes condoléances à ses filles et à son homme, à sa famille et à ses ami.e.s.", peut-on lire. L'actrice est décédée à l'âge de 54 ans le 30 septembre dernier, mais à l'heure où nous écrivons ces lignes, les causes de sa disparition n'ont pas encore été révélées.

Pour rappel, Veronika Varga est une actrice franco-hongroise, révélée dans Émilie Muller, un court-métrage d'Yvon Marciano sorti dans les années 1990. Par la suite, elle a eu la chance de jouer dans d'autres nombreux films, tels que Le roi de Paris ou encore Le Serpent, dans lequel elle partage l'affiche avec deux grands noms du cinéma : Yvan Attal et Clovis Cornillac. Enfin, elle a également fait une apparition dans la série Netflix The Witcher, avec un petit rôle.

En plus d'avoir pris ses marques dans le septième art, Veronika Varga était par ailleurs une habituée des planches. Elle a joué dans la pièce Solomonie la possédée ou encore dans Phèdre, mises en scène par Christian Rist. En 2018, elle intègre Les Soldats, une pièce de Jacob Lentz, mise en scène par Anne-Laure Liégois… Un grand succès. Malheureusement, son décès a laissé place à de nombreux hommages.

Sous la publication de Caroline Proust, le journaliste Christophe Carrière, ex-chroniqueur de Touche pas à mon poste, n'a pas manqué de saluer sa mémoire : "Mais non !!! Quelle tristesse. Une actrice époustouflante, inoubliable dans Emilie Muller", a-t-il écrit. Enfin, les internautes ont aussi réagi à cette disparition avec émotion : "Quelle perte. Quelle tristesse. Condoléances à ses proches", ou encore "Quel choc. Veronika se réjouissait de votre projet. Toutes mes pensées". Veronika Varga laisse derrière elle son compagnon, ses enfants, mais aussi tous ses proches.

Disney+ va aussi s'attaquer au partage de compte

Mauvaise nouvelle si vous squattez le compte Disney Plus de votre frangin ou de votre pote. Le groupe aux grandes oreilles veut limiter le partage de compte et commence par le Canada en test. La plateforme a informé les abonnés du pays nord-américain qu'à compter du 1er novembre, "sauf autorisation contraire de votre service, vous n'avez pas le droit pas de partager votre abonnement en dehors du foyer."

Un message d'information qui stipule dans la foulée les conséquences en cas d'infraction aux règles : "Dans le cas où un abonné Disney+ violerait ces conditions, nous pouvons limiter ou mettre fin à l'accès au service et/ou prendre toute autre mesure permise par cet accord". Ce qui signifie que Disney+ se réserve le droit de couper le compte, et le groupe proposera aussi une offre aux contrevenants, avec une ou plusieurs nouvelles options de partage de compte en dehors du foyer d’un utilisateur principal.

Le PDG de Disney, Bob Iger, avait annoncé cet été que la société se lançait dans une stratégie visant à monétiser davantage la plateforme en s'attaquant à ceux qui la pratiquent, sans payer :

"Nous étudions activement les moyens d'aborder le partage de comptes et les meilleures options permettant aux abonnés payants de partager leurs comptes avec leurs amis et leur famille", disait-il aux actionnaires lors d'une conférence téléphonique en août dernier. "Plus tard cette année, nous commencerons à mettre à jour notre contrat avec les abonnés, avec des conditions supplémentaires sur nos politiques de partage, et nous déploierons des tactiques pour stimuler la monétisation de Disney Plus dans le courant de l'année 2024."

Dans le même temps, à compter du 1er novembre, le groupe lancera son forfait Disney+ financé par la publicité au Canada (au prix de 7,99 $/mois), ainsi qu'au Royaume-Uni et dans huit autres pays européens.

Robert Pattinson révèle sa peur de l’humiliation en tant qu’acteur

Ça ne surprendra personne, mais Robert Pattinson a de sacrés complexes. En papotant avec l’écrivain et réalisateur Jordan Firstman (vu aussi dans la série Miss Marvel) sur Zoom, entre diverses considérations sur l’actualité (réseaux sociaux, célébrité et sexualité), l’acteur a souligné l’importance qu’il accorde à la sélection des rôles qu’on lui propose… mais a surtout partagé ses angoisses concernant la responsabilité quasi-totale que les acteurs endossent concernant la qualité d’un film, d’après lui.

"J’ai assez peur de l’humiliation, puisque tout repose sur les épaules de l’acteur, finalement. Tu as beau dire que c’est un scénario merdique, ou que le réalisateur est un con, personne ne prendra en considération les véritables raisons. C’est toi qui seras pointé du doigt, même si tu auras fait de ton mieux", déclare-t-il. Même en étant devenu une superstar planétaire grâce au triomphe de la saga Twilight, Pattinson refuse de se jeter à corps perdu dans des projets cinématographiques sans avoir méticuleusement pesé le pour et le contre. Ayant été plusieurs fois été détourné en meme, son rôle de vampire ne brille plus comme autrefois – ce qui a sans doute refroidi l’acteur, qui a déjà râlé il y a peu de temps concernant l’obsession du bodybuilding et des régimes secs chez les acteurs américains.

Depuis Twilight, Pattinson a réellement su trouver un équilibre entre films indépendants (il a vécu de belles avec David Cronenberg, Claire Denis, les frères Safdie…) et grosses productions bien choisies avec Tenet de Christopher Nolan et surtout The Batman. Néanmoins, il aborde avec sincérité cette pénible instabilité du métier, notamment cette insécurité au sein d’un environnement souvent implacable. "Je pense que nous allons passer la majorité de notre vie au chômage, désespéré, avec le sentiment d’être un raté. C’est une fatalité, d’après moi", soupire-t-il auprès de Firstman. "Parfois, tu peux tout donner, et ton contrat ne dure que trois mois, c’est la chose la plus angoissante au monde."

En attendant d’avoir des nouvelles de la suite de The Batman toujours signée Matt Reeves, on le reverra en 2024, dans Mickey 17, le nouveau film de science-fiction de Bong Joon-ho, et dans Average Height, Average Build, la nouvelle comédie d’Adam McKay (Don’t Look Up). Allez Robert, promis, on ne te pointera pas du doigt si l’un des trois est mauvais. Il y a peu de chances.

Un procès pour Batgirl

L'annulation de Batgirl, le film de super-héros d'Adil El Arbi et Bilall Fallah, par la Warner Bros a fait scandale. Cette décision a choqué les réalisateurs, qui aimeraient cependant retravailler avec le studio pour une autre adaptation de comics si l'occasion se présente. En revanche, Cristina Stanovici ne veut plus entendre parler de tournage de film, et encore moins d'une production de cette firme, contre laquelle elle vient de porter plainte.

A 35 ans, cette artiste peintre a choisi d'attaquer le studio suite à un grave accident survenu sur le plateau de Batgirl, à Glasgow. Lors des prises de vue en Ecosse, organisées entre novembre 2021 et mars 2022, elle avait été embauchée comme "extra" le temps de quelques séquences nocturnes. "C'est une ville qui est de plus en plus choisie pour des tournages hollywoodiens, explique-t-elle au Sun. Evidemment, ils embauchent des figurants du coin. Mais il devraient mieux y faire attention. Moi, j'y allais pour m'amuser, pour voir comment se déroulait un tournage de film. Et regardez ce qui s'est passé..."

Le tabloïd britannique partage alors des photos de son corps meurtri (attention, les clichés de ses blessures corporelles sont impressionnants), après 18 mois de convalescence douloureuse et de rééducation. Car ce qui ne devait être qu'une poignée d'heures de figuration "fun" s'est transformé en cauchemar pour la jeune femme, percutée de plein fouet sur le plateau par une moto dotée d'une caméra. Un accident qui lui a brisé le fémur, le tibia, l'os pubien, lui a causé des fractures pelviennes, lui a cassé un pouce et lacéré le visage. Ce drame aurait pu lui coûter la vie, et selon elle, il aurait également pu être évité.

"La moto m'a percutée par la droite, et je me suis envolée dans les airs, détaille-t-elle. J'ai commencé à hurler pour que l'équipe paramédicale du tournage me prenne en charge, car je me souvenais avoir vu une ambulance sur le plateau les jours précédents. Je suis restée près d'une heure au sol, le temps qu'ils me stabilisent et qu'ils checkent mes blessures. Malheureusement, je n'ai jamais perdu conscience durant tout ce temps. Ce souvenir restera un traumatisme pour moi."

"Quand le docteur m'a dit : 'On a croisé les doigts pour vous', j'ai senti mon sang se glacer", dit-elle ensuite à propos de sa lourde opération. Un an et demi plus tard, elle souffre encore d'une jambe, qui reste affaiblie malgré les soins apportés par l'hôpital de Glasgow. Cette douleur quotidienne l'a poussée à porter plainte contre les producteurs de Batgirl, épaulée par le Health and Safety Executive local, qui régule le bien-être au travail. "Il faut que la sécurité soit plus importante sur les plateaux de cinéma, considère-t-elle. En particulier pour les figurants." Affirmant avoir failli mourir suite à cet accident, et appuyant ses déclarations de photos post-opératoires explicites, elle met en avant le préjudice moral et physique subi à cause des négligences de la Warner Bros.

"Nous souhaitons un prompt rétablissement à Cristina, a réagi le porte-parole du groupe, qui dit prendre l'affaire très au sérieux. Comme des avocats sont chargés de travailler sur cette plainte, qui implique notre société, il ne serait pas approprié d'en dire plus pour l'instant."

Saw X : à cause du film, la police a débarqué dans la salle de montage

Au vu des premières critiques, Saw X est une bonne surprise. Ce qui n'était pas gagné tant le niveau de qualité de la saga baissait alors que le nombre d'épisodes grandissait, depuis la sortie du 3 en 2006.

Le public français devra cependant patienter jusqu'au 25 octobre pour en avoir le cœur net, et savoir si ce nouveau film est aussi impressionnant et insoutenable qu'on le dit.

L'interdiction aux moins de 16 ans dont le film de Kevin Greutert est frappé nous offre néanmoins un premier indice. Tout comme cette drôle d'histoire racontée par le réalisateur à NME.

Alertée par des voisins, inquiets à cause des bruits qu'ils entendaient, la police de Los Angeles a débarqué chez le premier assistant monteur Steve Forn… pour découvrir que ce dernier travaillait sur l'une des séquences du film. Et qu'il n'y avait pas de personne en danger. Sauf à l'écran.

"On a frappé à la porte", raconte Kevin Greutert. "On voit les policiers qui arrivent vers la porte d'entrée grâce aux images de la caméra, Steve Forn qui leur répond et eux qui disent 'Les voisins nous ont appelés pour nous dire que quelqu'un était torturé à mort ici.'"

Ce qui, en quelque sorte, était vrai : "[Steve] leur a dit : 'En fait je travaille juste sur un film… Vous pouvez entrer et voir si vous le voulez ?' Les flics ont commencé à rire. Ils ont répondu 'Nous aimerions bien, mais tout est en règle.' Ça a dû être une performance assez réaliste. Mais c'est une histoire plutôt drôle…"

Sans doute plus que le film en lui-même. Situé entre les épisodes 1 et 2 de la saga lancée par James Wan (d'où le retour du défunt John 'Jigsaw' Kramer, toujours joué par Tobin Bell), Saw X nous offrira son lot de pièges tordus et gores. Et il faut croire que l'un d'eux est particulièrement impressionnant, rien qu'au niveau du son.